
M. Pierre Roy a plaidé coupable, au palais de justice de Montmagny, aux trois chefs d’harcèlement criminel qui pesait contre lui. Les victimes de ces actes étaient trois locataires qui vivaient dans un immeuble résidentiel où M. Roy avait emménagé avec sa conjointe. Le procureur a expliqué au juge que les relations entre les résidents sont devenues tendues très rapidement. L’accusé proférait des menaces, par exemple qu’il allait « briser des jambes » à ses voisins. Il aurait aussi fait des gestes comme mimer de se trancher la gorge en les regardant. Il criait également des menaces à ses voisins à partir de son propre appartement. Les victimes ont rapporté que ses paroles étaient tellement fortes qu’elles pouvaient les enregistrer très clairement de chez elles. La défense rapporte que les événements ont duré environ un mois et demi. M. Roy a ensuite quitté le logement, ce qui a mis fin aux altercations. Son avocat parle d’une chicane de voisin qui a dégénéré. Le juge admet que l’accusé aurait pris la bonne décision en choisissant de quitter l’appartement et de déménager dans une autre ville, mais lui impose tout de même une probation de deux ans.


