Plus de 620 000 $ pour le Centre des Migrations

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Par Eric Maltais
Plus de 620 000 $ pour le Centre des Migrations
Le maire Rémi Langevin

Les frais pour aller de l’avant avec le projet du Centre des migrations – que le maire de Montmagny Rémy Langevin voit comme un legs entourant le 375e anniversaire de fondation de la ville – commencent à être engagés avec l’adjudication de deux contrats totalisant plus de 120 000 $ donnée lundi soir dernier, en plus d’un montant de 500 000 $ qui servira à l’aménagement du parc. Dans ce dernier cas, le règlement a été adopté le 21 janvier dernier.
Cette décision a été prise lors de la séance ordinaire du conseil de ville de Montmagny, lundi soir dernier, soit celle qui n’est pas télévisée sur les ondes de la télévision communautaire.
Ainsi, la firme DG3A reçoit plus de 56 000 $pour des services professionnels en architecture visant l’agrandissement et les rénovations, tandis que STANTEC obtient un contrat de plus de 67 200$ pour les services professionnels en ingénierie.
À ces montants, il faut préciser, que dans un avis publics publié dans le Journal L’Oie Blanche du 17 avril dernier, le conseil municipal faisait état d’une dépense et d’un emprunt au montant de 910 000$:  l’aménagement d’un skate park urbain (220 000$), un parcours santé au parc St-Nicolas (70 000$), un montant de 500 000 $ pour le réaménagement du Parc des migrations, 100 000$ pour l’exécution de travaux au parc du Souvenir, en plus des frais de financement et contingence (20 000$).
Le bateau
Questionné à savoir si son projet de recréer une maquette d’un bateau ayant échoué dans le Saint-Laurent à la hauteur de Montmagny était considéré dans ces contrats, M. Langevin a avoué que non. À ce sujet, il a pris un moment pour s’excuser d’avoir lancé cette idée dans l’espace public. « J’étais trop enthousiasmé par ce projet que j’en ai parlé trop tôt. Je n’aurais pas dû le faire. Actuellement, l’important est d’avoir en main des études qui nous permettront de valider les coûts pour réaliser ce projet. Nous avons deux chiffres en tête depuis le début. Il ne faut pas qu’il en coûte plus de 2,5 M$ à construire et il ne faut pas qu’il en coûte plus de 100 000 $ annuellement à opérer ».
Appelé alors à argumenter davantage au sujet du Centre des migrations, le maire n’a pas voulu franchir cette ligne, préférant attendre d’avoir plus d’éléments en main. Cependant, les rumeurs entendues ici et là en ville soulèvent que ce projet rappelle comment l’ex-maire Jean-Guy Desrosiers avait piloté le fameux dossier de la bibliothèque afin d’en arriver à ses fins. Ainsi certains laisseraient sous-entendre qu’un surplus budgétaire pourrait être affecté à ce projet afin de diminuer un éventuel règlement d’emprunt. Ces économies d’argent serviraient, selon eux, à créer un surplus qui serait affecté au fonds de roulement, permettant ainsi d’effectuer des travaux au Centre des migrations. L’impact de cette décision aurait comme effet de limiter au maximum le règlement d’emprunt afin de permettre son adoption.
À ces rumeurs, M. Langevin défend son organisation, y accordant bien peu d’importance : « Nous pensons informer notre population dès que nous aurons les études en main, avec les coûts, et nous espérons que ce soit d’ici la fin de l’été. Si le projet n’a pas de sens, nous ne le ferons pas ». Le maire espère que les esprits se calmeront d’ici là.
L’adjudication des contrats s’est faite à la majorité et non à l’unanimité parce que le conseiller Yves Gendreau a manifesté son désaccord.

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