ADN-EAU : découvrir la science un échantillon à la fois

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Par Anne-Frédérique Tremblay
ADN-EAU : découvrir la science un échantillon à la fois
« L’organisme Génome Québec possède l’appareillage pour séparer l’ADN. Sans même voir les poissons, les petits invertébrés, les plantes et les algues, les chercheurs sont capables de détecter tout ce qu’il y a dans la rivière par ça», explique le professeur de l’École Bon-Pasteur, Éric Saint-Pierre. (Crédit photo: Éric Saint-Pierre)

Des élèves de l’École Bon-Pasteur à L’Islet ont eu la possibilité de vivre une expérience scientifique le temps d’un après-midi. Le groupe en sciences et technologies de l’environnement a participé à l’activité ADN-EAU en partenariat avec Génome Québec. Une expérience enrichissante qui a permis aux jeunes de 4e secondaire d’en apprendre davantage sur les démarches scientifiques à respecter afin d’effectuer des échantillons d’eau dans la rivière Trois Saumons.

Éric Saint-Pierre, professeur de science à l’école Bon-Pasteur, a inscrit sa classe pour la participation à la présente activité après avoir reçu un courriel de Génome Québec. Toutes dépenses payées par l’organisme, les élèves ont pu vivre l’expérience de prélèvement d’ADN dans la rivière Trois Saumons afin d’en apprendre plus sur son écosystème.

Deux sites de prélèvement ont été ciblés à 500 mètres de distance à l’ouest de la rivière. Les élèves ont réalisé 14 échantillons pour chacun des sites pour un total de 28 échantillons. Les prélèvements ont été réalisés au Domaine de Gaspé, proche de Saint-Jean-Port-Joli.

Lors de la journée ensoleillée, les 19 élèves de la classe, divisés en équipe de deux ou trois, ont eu la chance d’expérimenter la démarche scientifique liée à la prise d’échantillons. À l’aide de matériel fournis par Génome Québec, la technicienne en laboratoire de l’école a eu l’occasion de préparer les élèves pour le grand jour, afin de s’assurer que la marche à suivre soit bien respectée.

Génome Québec demandait à ce que les échantillons ne soient pas prélevés près des rivages. Une consigne que les étudiants ont suivie à la lettre.

«Les jeunes ont profité de cela. Génome Québec avait demandé de prendre des prélèvements pas trop proche des berges. alors les jeunes ont enlevé leurs souliers pour s’éloigner. C’était de toute beauté !», souligne le professeur de sciences.

Une fois les échantillons collectés, les élèves sont retournés en classe pour la deuxième période en après-midi, afin de filtrer l’eau et remplir une grille caractérisant les sites d’échantillons. «Ce que nous voulons vraiment, ce sont des brins d’ADN. Au moment tu as quelque chose de vivant dans le cours d’eau, il va y laisser des brins d’ADN que nous retrouvons dans les cellules. Après, nous retournons en classe pour filtrer l’eau avec des filtres spéciaux et nous prenons ce filtre pour l’envoyer à Génome Québec», explique le professeur.

Crédit photo: Éric Saint-Pierre.

Plaisir scientifique

L’activité a été très appréciée selon le professeur. Il rappelle que le domaine scientifique vit présentement une pénurie de main-d’œuvre et que ce genre d’activité permet aux élèves de connaître en quoi consiste la recherche.

«Ça leur montre à quoi ça ressemble et cela peut leur donner une idée pour leurs études supérieures. Pour certains, cette expérience leur a vraiment ouvert les yeux et ils se sont dits : wow, j’aimerais ça faire ça plus tard! », affirme l’enseignant.

Génome Québec présentera les résultats au courant de l’année par vidéo conférence pour découvrir les poissons, plantes et organismes vivant dans la rivière. Au même moment, les étudiants pourront poser des questions aux scientifiques et en apprendre plus sur leur cheminement scolaire en lien avec la recherche.

M. St-Pierre prévoit refaire l’activité dans le futur, si l’occasion se présente.

Crédit photo: Éric Saint-Pierre.
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