« Les grandes chansons ne meurent jamais. » – Michel Drucker

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Par Céline Chabot
« Les grandes chansons ne meurent jamais. » 	– Michel Drucker
Catherine Maurais à son clavier. (Photo : André Chevrier)

En tournée avec l’équipe de Francostalgie, Catherine Maurais se produisait dans sa ville natale dimanche soir. Quelques jours plus tôt L’Oie Blanche avait pu s’entretenir avec la pianiste de renom, de passage dans la région.

Ce qu’elle retire de son expérience avec la revue musicale France-Québec 1965-1995? De belles découvertes, à la grande surprise de cette artiste multidisciplinaire qui compte presque autant de cordes à son arc qu’à son piano. Elle a beau évoluer dans le milieu depuis nombre d’années, elle doit admettre ne pas avoir encore tout entendu. Sinon, ça représente quoi pour elle Francostalgie? Beaucoup de route, mais aussi du bonheur en barre à sillonner le Québec depuis juillet dernier avec quelques résidences, dont une à Gatineau et une autre, prolongée, au Capitole. L’aventure se poursuit jusqu’à l’été prochain, la pianiste ayant été engagée pour un remplacement à long terme.

Francostalgie
La revue musicale met en vedette Maxime Landry, Vanessa Duchel, Michaël et Amélie Veille. Départ canon : La bohème, coup de cœur français. Finale en beauté : Je reviendrai à Montréal, coup de cœur québécois. Entre les deux, un feu roulant de succès d’ici et d’outre-mer – 65 en tout, impossible de tous les nommer. Soulignons simplement que les seules chansons où les gens se sont levés pour danser sont La Fête en fin de première partie et Chante, en rappel. Ah ce sacré Fugain… impossible de lui résister. On promettait de nous en mettre plein la vue et les oreilles. Pour celles-ci, on n’avait pas menti! Qu’importe, réentendre tous ces succès indémodables s’avère un plaisir sans cesse renouvelé quand les arrangements musicaux sont réussis, ce qui était le cas. Quant aux interprètes, ils se sont donnés à fond. Somme toute, il s’agit d’une belle revue musicale pour qui aime la chanson française dans ce qu’elle a de meilleur. Maintenant, les interventions de Michel Drucker étaient-elles vraiment nécessaires? Après tout, on connait la chanson!

Où donc avez-vous vu Catherine?
Les possibilités sont nombreuses. À La Voix depuis huit ans, elle accompagne au piano les candidats potentiels lors des préauditions. À Star Académie, elle a travaillé dans la maison où séjournaient les « académiciens ». (Pour les fans de l’émission, elle glisse en souriant que de belles choses se développent présentement). En direct de l’univers a parfois fait appel à ses services à titre de chef de chœur. Elle compte à son actif de nombreuses figurations à la télé, notamment dans Transplant, des apparitions à titre de chanteuse et musicienne dans Belle et Bum, le Show du refuge, etc. Sans parler des tournées avec les Lynda Lemay, Ginette Reno, Valérie Carpentier, Dan Bigras, Ima… la liste est longue.

Une tournée à l’automne 2020 suivra naturellement la sortie de l’album « 10 ans déjà » de son fidèle comparse, Maxime Landry.

Albums
Il ne reste que quelques exemplaires de son propre disque, produit en formule financement participatif. Ce dernier comprend dix pièces de son cru de facture « classique réinventé au goût du jour ». Chaque mouvement de l’opus est dédié à une personne spécifique. « C’est comme une musique de film, tu peux t’inventer une histoire à chaque pièce. » Enfin, Catherine Maurais vise pour ses 40 ans la production d’un album composé de ses propres chansons à saveur jazzée, son dada. À suivre…

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