Les professionnels de l’éducation en grève ce matin

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Par Anne-Frédérique Tremblay
Les professionnels de l’éducation en grève ce matin
Des membres présents à la grève ce matin. (Photo de courtoisie)

Le personnel professionnel du primaire et du secondaire était en grève ce matin dans l’ensemble du réseau. En ce qui a trait au secteur du Centre de services scolaire de la Côte-du-Sud, les membres étaient rassemblés à l’école Nouvelle-Cadie à St-Gervais. Il s’agit de la troisième séquence de grève utilisée pour faire bouger les négociations quant au renouvellement des conventions collectives du milieu scolaire.

Les orthophonistes, psychoéducateurs, psychologues, orthopédagogues, conseillers pédagogiques, conseillers d’orientation, ingénieurs, analystes, bibliothécaires, conseillers en communication, bibliothécaires du Centre de services scolaire de la Côte-du-Sud se sont réunis cette fois-ci dans la municipalité de Saint-Gervais. Le Syndicat du personnel professionnel de l’éducation de Chaudière-Appalaches (SPPÉCA-CSQ), affilié à la Fédération des professionnelles et professionnels de l’Éducation du Québec (FPPE-CSQ), se dit profondément insatisfait de l’iniquité qui prévaut dans les négociations.

Le Syndicat prévoit un exode massif vers le privé dans les prochaines semaines si rien n’est changé. En effet, le personnel observe un important retard salarial en comparaison avec leurs homologues de la fonction publique, du parapublic et du privé, ce qui nuit à l’attraction et à la rétention de l’emploi.

Jean-François Jomphe, président du SPPÉCA-CSQ, dénonce les publicités annoncées par le gouvernement soulignant l’ajout de ressources professionnelles. Selon le président, même avec cet ajout éventuel de personnels, les postes ne seraient pas comblés et que c’est même l’inverse qui se produirait.

«En choisissant d’apporter des correctifs salariaux visant seulement le groupe des enseignants, le gouvernement crée un déséquilibre qui mine le réseau de l’éducation au grand complet. Il crée des tensions invivables dans les équipes-écoles. De profonds sentiments d’injustice et de colère se répandent parmi nos membres et le téléphone ne dérougit plus chez nous, surchargé d’appels de membres qui songent à quitter le bateau », avoue-t-il.

Craintif du départ de plusieurs professionnels

Selon M. Jomphe, le mois de juin est le moment où les centres de services scolaires planifient les effectifs et procèdent aux rondes d’affectations pour la prochaine année scolaire. Le syndicat ressent qu’un grand nombre de professionnels sont sur le point de se désister de leur poste.

«Le vrai mystère, ce sera de savoir combien il restera de professionnelles et professionnels à leur poste, en bout de course. Une question se pose : cherche-t-on à privatiser nos services? C’est une question qui concerne chaque québécoise et chaque québécois, parce que ce pourrait être l’enfant, le petit-enfant, le neveu, le cousin de chacun d’entre nous qui sera privé des services professionnels auxquels il a droit pour réussir, et ça, c’est inacceptable!», conclut le président.

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