Comme tous le craignaient dans la région, VIA Rail Canada a octroyé un contrat de 989 millions$ à Siemens Canada pour la construction des 32 rames de trains qui remplaceront l’actuelle flotte du corridor Québec–Windsor.

Dans un communiqué émis mercredi dernier, on explique que Siemens Canada a été sélectionné à l’issue d’un appel d’offres équitable, ouvert, rigoureux et transparent, le tout sous la supervision d’un surveillant en matière d’équité indépendant et du conseil d’administration de VIA Rail. L’évaluation des soumissionnaires reposait sur le respect de l’échéancier, la qualité des produits et le prix.

VIA Rail commencera à retirer une partie de sa flotte en 2019, de sorte que le respect de l’échéancier se voulait un critère essentiel pour conserver le niveau de service et les emplois actuels dans le corridor Québec-Windsor.

Déception

Même si on anticipait la décision de VIA Rail, la déception n’en demeure pas moins vive dans la région, tant chez les dirigeants, les employés et les sous-traitants de Bombardier que dans la classe politique régionale et provinciale. L’absence de contenu local, surtout dans un contrat alloué par une société d’état canadienne, est l’élément qui choque le plus les divers intervenants: «Il est inconcevable que l’appel d’offres pour un train qui passera dans deux capitales nationales n’ait pas fait l’objet de mesures visant à assurer un maximum de retombées locales et l’utilisation de haute technologie canadienne, dans le respect des obligations internationales du Canada» déplore-t-on chez Bombardier Transport.

À La Pocatière, les employés de l’usine Bombardier doivent être très déçus, même s’ils anticipaient cette décision de VIA RAIL; le seul contrat d’envergure actuellement en cours, celui des voitures Azur du métro de Montréal, représente environ 170 emplois et prendra fin en 2021.