Café Au p’tit bonheur: À découvrir si ce n’est déjà fait

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Par Céline Chabot
Café Au p’tit bonheur: À découvrir si ce n’est déjà fait

Nouvellement implanté au centre-ville magnymontois, ce bel exemple d’économie sociale et solidaire fait déjà l’unanimité puisque tous (intervenants, employés, usagers) utilisent les mêmes vocables pour qualifier l’atmosphère qui règne en ces lieux : accueillante, chaleureuse, conviviale.

Une initiative du Trait d’Union (groupe d’entraide pour personnes ayant des troubles de santé mentale), le sympathique café a vu le jour en mai dernier. Sa mission première? Procurer un endroit où aller pour ceux que la vie n’a su gâter convenablement, briser leur isolement, favoriser les rencontres, les échanges et l’entraide. Mme Chantal Bélanger, responsable des lieux, précise que certaines personnes ne souhaitent pas être associées à un organisme particulier, s’identifiant plus aisément à la clientèle d’un café communautaire. L’intervenante Stéphanie Gilbert, quant à elle, qualifie l’établissement de point pivot pour la communauté.

Fait important à souligner : L’ENDROIT EST OUVERT À TOUS et, très honnêtement, il gagne à être découvert, peu importe votre motivation première.

Aménagement

Tableau des lieux en vrac : Chaises dépareillées – Longue banquette munie de prises pour brancher votre portable – Comptoir lunch – Grande tablée – Coin salon – Étagère bien garnie de livres, jeux de société, journaux et magazines – Aire de jeu pour les tout-petits – Œuvres d’artistes locaux pour la décoration – Local de rencontre pour divers organismes… La somme de ces éléments compose un ensemble tout à fait charmant.

Emplois valorisants

Outre Mmes Bélanger et Gilbert, le P’tit bonheur donne du boulot à un chef cuisinier, à deux participants au programme PAAS-Action d’Emploi-Québec et à cinq personnes en apprentissage sur un plateau de travail. Tous possèdent un bon bagage en restauration, il va de soi, et vont chercher dans ces emplois un côté valorisant qui souvent leur a fait défaut.

Témoignages

L’Oie Blanche rencontré sur place Mme Colombe Gaudreau, aide-cuisinière. Celle que l’on surnomme aujourd’hui le Ti-Clown raconte sans pudeur son long cheminement depuis le cancer et la dépression jusqu’à la thérapie, en passant par sa demande d’aide auprès des gens du Trait d’Union. De femme gênée au caractère explosif, Colombe est passée à une employée épanouie, utilisant les méthodes qu’on lui a enseignées afin de bien gérer ses angoisses et ses émotions. Encore mieux : elle a développé un don pour repérer dans la salle les êtres en difficulté. Ça ne va pas? Elle le sait et si elle ne réussit pas à faire rire, au moins saura-t-elle prévenir une intervenante qualifiée. « Il y a toujours quelque chose à faire avec une personne », voilà sa devise. De toute façon au P’tit bonheur, personne ne porte de jugement.

Samuel Guérette a bien voulu, également, parler de son expérience. Celui qui travaillait auparavant chez Formaca dans une usine a plutôt trouvé sa place dans une cuisine. Tout un changement! avoue-t-il, sourire en coin. Le jeune homme apprécie particulièrement l’ambiance chaleureuse et familiale qu’il a trouvée au P’tit bonheur. « Je pense rester dans la cuisine un bon bout de temps », lance-t-il avec aplomb.

Donner au suivant

Histoire de terminer cette entrevue sur une bonne et belle note, Stéphanie Gilbert livre au Journal des chiffres qui donnent lieu d’être confiant en l’avenir du café. « Au début, les dons provenaient surtout des entreprises mais maintenant, ce sont les particuliers qui donnent généreusement ». Cette semaine seulement, le Club de course de Montmagny a remis 125$ à l’organisme.

Quant au tableau affichant tout ce qui a été offert aux moins bien nantis et ce qui reste en banque, il est plus que reluisant, témoignant de la grande générosité des gens.

POUR DONNER AU SUIVANT

                        Déjà partagés En banque
Combo                   96                    14
Soupe                    87                     51
Café                      131                     39

Il y a là de quoi redonner foi en l’humanité, n’est-ce pas? SO-SO-SO! Félix serait fier de ce nouveau P’tit bonheur…

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