Ma gang de malades…

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Par Céline Chabot
Ma gang de malades…

L’idée mijote depuis un certain temps déjà dans ma tête et voilà, je vous la sers aujourd’hui dans une chronique bien estivale : légère et ensoleillée mais teintée de nuages. Un petit en-cas à portée de main, telle la boîte de Cracker Jack d’où semblent issus certains permis de conduire.

Marcher = santé; se faire écraser est contre-indiqué

C’est automatique, je ne peux m’empêcher de faire la comparaison chaque fois que je reviens des Maritimes, provinces où les piétons sont aussi sacrés qu’une vache en Inde. Essayez seulement de franchir une traverse piétonnière alors que quelqu’un y a déjà posé ne serait-ce que le gros orteil… le regard assassin que l’on vous jettera vous empêchera à jamais de répéter ce crime de lèse-majesté. Ici dans la Belle Province, un piéton risque sa vie chaque fois qu’il ne se rend pas au feu de circulation pour attendre le petit bonhomme blanc censé le protéger durant sa traversée, long périple qui fera suer plus d’un conducteur pressé.

Virages à gauche

J’ai appris durant mes cours de conduite que, lorsqu’on tourne à gauche, il faut effectuer un L bien droit. Qu’est-ce que j’observe dans la majorité des cas? Les gens tournent à gauche en suivant une parfaite diagonale, quitte à y laisser un pare-choc. Il faut même parfois reculer pour ne pas se faire accrocher par ces chauffeurs du dimanche.

Atteindre la Coop IGA par la rue du Peuple

L’agrandissement et le réaménagement du stationnement de la Coop, il y a cinq ans, a donné lieu à une perle du génie routier. Chaque fois que je passe par là c’est le chaos. Qui va où? Qui fait quoi? On ne le sait pas trop, il s’agit juste de foncer les yeux fermés en espérant que ça ne fasse pas BANG! Était-il trop simple d’aligner la sortie avec la rue du Peuple?

Attention aux cyclistes et motocyclistes!

Durant mes vacances, je circulais sur la 132 lorsqu’un gros machin énergivore et polluant – communément appelé VUS et utilisé par une personne seule la plupart du temps – m’a dépassée sur une ligne continue avant de se ranger précipitamment entre ma moto et la voiture qui me précédait pour ensuite appliquer les freins en catastrophe (en bon québécois : fourrer les breaks). Un second champion du code de la route est sorti de sa cour, en diagonale et sans regard aucun, pour me couper sur le chemin du Bras St-Nicolas. Merci Kawasaki pour l’excellente tenue de route de ma Vulcan!

Que ressentiriez-vous si vous vous retrouviez avec un accident mortel sur la conscience? Commenceriez-vous – trop peu trop tard – à penser que « La route, ça se partage »? Ma gang de malades…

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