17 février 2026

Sainte-Euphémie tricote la solidarité

À Sainte-Euphémie-sur-Rivière-du-Sud, les aiguilles n’ont pas dérougi de la fin de semaine du 7 et 8 février. Le Cercle de Fermières a tenu sa toute première édition de Tricotons Dons, un marathon de laine et de générosité de 36 heures au profit de trois causes chères à la communauté.

Du samedi matin au dimanche soir, les participantes se sont relayées, certaines pour quelques heures, d’autres pour l’aventure complète. Café à la main, sourire aux lèvres et pelotes à proximité, l’ambiance se voulait aussi chaleureuse que les créations en cours.

« Notre objectif est d’amasser des fonds pour trois organismes : le Comité des loisirs de Sainte-Euphémie, la fondation OLO et la Fondation Mira », explique la présidente du cercle Jacynthe Hallé.

L’objectif initial de 2 000 $ était déjà pratiquement atteint avant le début de l’événement. Les organisatrices espéraient toutefois franchir le cap des 3 000 $, ce qui permettrait de remettre 1 000 $ à chacun des organismes. « L’événement est déjà un succès en soi », souligne-t-elle avec fierté.

Au total, 25 membres composent le cercle, bien que la salle ait connu un bon achalandage tout au long du week-end. L’initiative a même attiré de l’aide de l’extérieur, dont une participante de Saint-Hyacinthe venue remettre des dons recueillis dans sa région.

Des défis ont même été lancés, dont un à un homme, invité à manier les aiguilles pendant deux heures, car le tricot n’a plus d’âge ni de genre.

Daniel Mercier, maire de la municipalité était présent à l’événement. « Les gens de notre petit village de gaulois, comme je nous surnomme, sont tissés serrés et nous voulons que cela continue ainsi. Il y a eu des métamorphoses ici dans les dernières années, et je suis content que les gens s’impliquent », déclare-t-il.

Au-delà de la collecte de fonds, l’initiative s’inscrit dans la mission du Cercle de Fermières, qui vise la transmission des savoir-faire traditionnels comme le tricot, le tissage, la couture et la courtepointe. Chaque semaine, les membres se réunissent notamment pour un après-midi dans une ambiance accueillante, favorisant à la fois l’apprentissage, le contact social et la rupture de l’isolement.

L’organisme constate par ailleurs l’arrivée d’une relève plus jeune, contribuant à un échange intergénérationnel et à la continuité des traditions artisanales. D’ailleurs, le Cercle est en recrutement permanent et toutes personnes intéressées à lui sont invitées à le faire.