Tous ensemble, changeons la donne avec et pour les jeunes

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Par Journal L'Oie blanche
Tous ensemble, changeons la donne avec et pour les jeunes

Nous reproduisons la lettre ouverte de Guy Cormier, président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, écrite dans le cadre de la Semaine de la coopération, du 13 au 19 octobre 2019.

Depuis mon arrivée à la tête du Mouvement Desjardins en 2016, je suis allé à la rencontre de milliers de jeunes. J’ai été touché par les difficultés de parcours que plusieurs ont surmontées. Ils en sont sortis grandis, plus résilients. J’ai carburé à leur fierté d’être des agents de changement. J’ai partagé leur quête d’un modèle entrepreneurial plus inclusif, mieux ancré dans la communauté, davantage soucieux du sort de notre planète. J’ai entendu leur besoin d’être appuyés pour réaliser leurs ambitions.

Tous ensemble, nous pouvons réellement changer la donne. Chez Desjardins, nous répondons à l’appel en portant à 50 millions de dollars notre contribution annuelle aux initiatives jeunesse dans les communautés du Québec et de l’Ontario.

En cette Semaine de la coopération qui bat présentement son plein, je désire aussi souligner le rôle essentiel joué par les coopératives créées pour et par des jeunes, partout au Québec.

C’est le cas de la Fédération québécoise des coopératives en milieu scolaire opérant sous la bannière COOPSCO et qui est la propriété collective de près de 400 000 membres, majoritairement des étudiants. Ses membres sont répartis dans 60 coopératives desservant près de 100 institutions d’enseignement, dont le Centre d’études collégiales de Montmagny.
Créée en 2016 par une quinzaine de jeunes, Caravane Coop offre aux artisans professionnels et amateurs du cirque de Québec, essentiellement des jeunes, un lieu accessible et sécuritaire pour s’entrainer. Elle regroupe quelque 450 membres consommateurs, producteurs et de soutien.

Avec l’appui d’un investisseur privé, quatre employés du Café L’Innocent de Rivière-du-Loup ont fait l’acquisition collective de leur gagne-pain. Cumulant 21 années d’expérience dans ce resto, les cofondateurs de la Coopérative d’Innocents Travailleurs ont fait le choix d’une gestion collégiale, de l’achat local et d’un menu abordable avec des produits frais. Et les clients sont au rendez-vous puisque le chiffre d’affaires a doublé en un an.

C’est un fait reconnu que les coops ont un taux de survie généralement supérieur aux entreprises privées. Première coopérative brassicole au Québec, fondée par trois étudiants en 1997, La Barberie de Québec offre aujourd’hui des conditions de travail avantageuses à une trentaine de personnes, un choix audacieux dans cette industrie hautement concurrentielle.

Quant au Théâtre Parminou, voué à susciter débats et réflexions autour des enjeux de ses publics, il a vu le jour en 1973 à l’instigation de finissants du Conservatoire d’art dramatique de Québec. La coop compte à son actif plus de 500 créations vues par plus de 2 millions de spectateurs.

Je salue le travail de ces coopératives qui contribuent au mieux-être des jeunes. Qui favorisent leur inclusion. Qui dynamisent les communautés de manière durable. Ces coopératives sont non seulement des entreprises. Elles sont aussi des lieux de prise en charge citoyenne, d’éducation et de vie démocratique.

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