Un premier élevage de Wagyu dans la MRC de L’Islet

Photo de Anne-Frédérique Tremblay
Par Anne-Frédérique Tremblay
Un premier élevage de Wagyu dans la MRC de L’Islet
Andréanne Thibault s'occupe de plusieurs bêtes de toute sorte à la ferme familiale située à Saint-Eugène.

Une productrice agricole de la municipalité de L’Islet, Andréane Thibault, lance son projet de production de bœuf Wagyu, une première dans Montmagny-L’Islet. Il s’agit d’un type de viande peu commun, dont la popularité prend de l’expansion. Bien qu’elle en soit à ses débuts, la maréchale-ferrante de profession perçoit déjà de l’intérêt auprès d’acteurs économiques de la région.

Le bœuf Wagyu, signifiant «bœuf japonais», détient des caractéristiques qui se démarquent et est considéré par plusieurs comme l’une des meilleures viandes sur le marché. Elle peut être décrite comme ayant un goût de noisette et de beurre. Ce type de bœuf commence à se faire connaître au Québec. «C’est une viande vraiment différente du conventionnel. À l’époque, il s’agissait d’une viande qui était réservée aux empereurs japonais», explique Mme Thibault. Selon cette dernière, ce serait pour le moment le premier élevage ayant pour but de produire du Wagyu dans les deux MRC ainsi que dans les environs du Bas-SaintLaurent.

Pour débuter son élevage, Mme Thibault s’est procuré un taureau de race pure Wagyu. «J’ai demandé sur Facebook si des gens pouvaient être intéressés au Wagyu. J’ai eu quand même beaucoup de réponses positives. Alors, j’ai pris la décision de me procurer un taureau», raconte-t-elle. Récemment, cinq bêtes croisées Angus/ Wagyu ont été mises au monde. Elle détient aussi trois autres bêtes croisées Holstein/ Wagyu en élevage. Son objectif est d’atteindre 90 têtes d’ici trois ans. D’ici six ans, elle souhaiterait que la production devienne sa principale source de revenus. Pour l’instant, deux ans sont nécessaires afin de réaliser l’élevage et l’engraissement. Donc, ses produits seront disponibles à partir de 2023.

«On n’entendait jamais vraiment parler du bœuf Wagyu, mais maintenant on en voit de plus en plus, dont dans des émissions de cuisine. Les gens apprennent à connaître cette viande, ils commencent à s’y intéresser. D’ici à ce que j’en distribue, les gens pourront au moins l’essayer s’ils ont l’opportunité pour connaître le produit», soulignet-elle.

Afin d’atteindre son objectif, elle fait en sorte que diverses vaches mettent bas à différents moments pour être capable de produire à longueur d’année. «Une fois que le roulement va être débuté, je vais pouvoir avoir toujours un peu de produits».

Les jeunes Wagyu en compagnie du père en premier plan. (photo de courtoisie)

Déjà un intérêt
Avec la qualité vient aussi le prix qui peut varier autour de 150 $ par tranche, selon sa grosseur. Mme Thibault est bien consciente qu’un public en particulier peut se procurer ce type de viande. Toutefois, elle mentionne avoir déjà une clientèle  intéressée à s’en procurer, dont des épiceries du coin. Elle a aussi discuté avec les boucheries de la région pour pouvoir fournir, sous différentes formes, de la viande dans les environs. Celle-ci vise aussi les restaurants de haute gastronomie pour la vente de pièces ainsi que le secteur du Bas-Saint-Laurent.

À long terme, elle aimerait bien avoir un point de vente à la ferme et se créer un site Web. Pour la prochaine année, elle a comme projet de développer les infrastructures, dont l’installation d’une grange froide pour la finition. « Lors de sa finition, l’animal doit bouger, mais il doit être restreint dans ses mouvements pour pouvoir faire le persillage. Son alimentation doit être à volonté pour que le marbrage de la viande se fasse ». De plus, elle souhaite agrandir ses infrastructures pour pouvoir accueillir les futures bêtes.

Subventions
Mme Thibault est installée à la ferme de sa mère où elle s’occupe de près d’une quarantaine de bêtes. Elle a obtenu des subventions de la Financière agricole du Québec et de la MAPAQ (ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation). Elle souhaite approcher les  MRC afin d’obtenir du financement pour développer le projet. De plus, elle a obtenu une bourse de 250 $ de la part de l’UPA (l’Union des producteurs agricoles) grâce à sa participation à la formation Lancement d’une entreprise agricole offerte par le Centre de formation des affaires de Saint-Anselme.

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Rejeanne athibault
Rejeanne athibault
6 mois

Toutes mes félicitations ! Vous avez le courage et le sens de l’entreprise des Thibault. Je suis une Thibault et je fais partie des â Thibault d’Amerique. Mon père ne en 1901 a entrepris et fait profiter beaucoup de gens de sa région de Portneuf n’ai que son frère dans Champlain qui avait marié une fille de St Marcel de L’Islet. Il me semble que le nom de votre ferme porterait bien le on de Tino, c’est simple. Et ça dit tout. Les aThibault ont la plus vieille devise de France la voici : «  Passe avant le meilleur » cela ne vous ressemble t il pas ?

Bonne chance et encore une fois Félicitations.!