12 mars 2026

Étiquettes électroniques et tarification dynamique: la Coop IGA Montmagny se veut rassurante

L’arrivée des étiquettes électroniques dans certains supermarchés soulève des questions chez les consommateurs, notamment en lien avec la tarification dynamique et l’utilisation éventuelle de l’intelligence artificielle. À la Coop IGA de Montmagny, le directeur général Francis Rouleau assure toutefois que cette technologie sert avant tout à améliorer l’efficacité et le service à la clientèle.

« On entend beaucoup parler de tarification dynamique dans le marché de l’alimentation. Les consommateurs voient l’inflation fluctuer et certains craignent que les prix puissent changer plusieurs fois par jour. Mais pour l’instant, ce n’est pas la réalité que nous vivons », explique-t-il.

La coopérative exploite deux commerces alimentaires à Montmagny et à Cap-St-Ignace. Dans ce dernier, les prix sont encore affichés à l’aide d’étiquettes papier, ce qui demande un important travail manuel.

L’installation d’étiquettes électroniques dans le magasin IGA Extra de Montmagny, un investissement d’environ 385 000 $, permet désormais d’automatiser cette tâche. Les prix sont généralement mis à jour durant la nuit du mercredi au jeudi, lorsque la nouvelle circulaire entre en vigueur.

« Ça nous permet de libérer du temps pour nos employés. Plutôt que de changer des étiquettes, ils peuvent offrir plus de services aux membres et aux clients », souligne le directeur général.

Selon lui, l’utilisation de ces étiquettes ne signifie pas pour autant que les prix vont varier constamment en fonction de l’achalandage.

« Je ne crois pas que les commerces d’alimentation veulent augmenter les prix selon le moment de la journée. L’objectif est davantage d’avoir plus de flexibilité pour offrir des rabais et demeurer compétitif, notamment face aux bannières à escompte », dit-il.

Il rappelle également que plusieurs prix sont déterminés par les fournisseurs et les grandes bannières, et non par les magasins eux-mêmes. « Il y a toute une chaîne entre le producteur et la tablette. Le marchand n’a pas toujours le contrôle direct sur les prix de certains produits », précise-t-il.

Pour Francis Rouleau, les fluctuations du coût des aliments sont surtout liées au contexte économique et géopolitique. « Quand le prix de l’essence augmente, ça a un impact sur le transport et la distribution. Les fournisseurs doivent absorber ces coûts, et éventuellement, ça se reflète dans le prix des produits », explique-t-il.

Au-delà de la question des prix, la coopérative affirme accorder une grande importance à la réduction du gaspillage alimentaire. Les denrées qui ne peuvent plus être vendues, mais qui restent consommables, sont redonnées à des organismes qui les transforment. Les produits approchant leur date de péremption peuvent aussi être congelés et offerts à rabais sur la plateforme FoodHero.

« On en jette de moins en moins. À une époque, on envoyait un conteneur complet au dépotoir chaque semaine. Aujourd’hui, c’est une fois toutes les deux semaines », souligne-t-il. La coopérative recycle également la majorité de ses matières résiduelles, dont le carton, le plastique et les huiles usées.

Parallèlement, l’organisation continue de miser sur les produits locaux. « On garde souvent des marges plus petites sur les produits des producteurs de la région. Pour une coopérative, soutenir l’économie locale fait partie de la mission », conclut Francis Rouleau.