29 janvier 2026

Un écochalet dans la Bergerie des Petites Laineuses

À Cap-Saint-Ignace, la Bergerie des Petites Laineuses poursuit son développement en lançant la construction d’un écochalet en bordure du fleuve Saint-Laurent. Une initiative qui s’inscrit dans une vision où l’élevage ovin, l’agrotourisme et le respect de l’environnement vont de pairs.

« On veut que les gens viennent vivre une expérience. Être en contact avec la nature, comprendre notre façon de produire, découvrir les animaux et nos produits, le tout dans un environnement respecté », explique la copropriétaire de la bergerie Stéphanie Beaulieu.

Le futur écochalet prendra la forme d’un refuge minimaliste, accessible à pied ou à vélo, implanté sur un secteur naturel de la propriété. Sans électricité ni eau courante, il misera sur la simplicité et l’autonomie. « L’idée, c’est de laisser le lieu tel qu’il est, sans le transformer. On ne coupe pas d’arbres, on s’adapte au terrain et on limite au maximum les interventions », précise-t-elle

Dans les faits, le lieu, qui pourra accueillir jusqu’à quatre personnes, se veut ainsi un lieu de déconnexion, où le rythme de la ferme et celui de la nature dictent le séjour. Les visiteurs pourront observer les animaux, explorer les environs et profiter de la proximité du fleuve.

« L’écochalet viendra compléter ce qu’on fait déjà. Même les gens qui ne mangent pas de viande peuvent venir chez nous, découvrir la ferme, acheter de la laine ou des savons et profiter du lieu », souligne-t-elle. Bien sûr, les produits de la ferme seront mis en valeur dans l’édifice.

La construction est déjà amorcée, mais progresse graduellement, en fonction des saisons et des obligations liées à l’élevage. « On ne peut pas être à temps plein sur la construction quand on s’occupe des animaux tous les jours. On y va par petites bouchées », reconnaît la copropriétaire. Le chantier reprendra plus activement au printemps, avec l’objectif d’accueillir les premiers visiteurs d’ici la fin de l’été ou à l’automne.

Le projet d’hébergement s’inspire directement des expériences personnelles du couple. Avant de se lancer en agriculture, Stéphanie Beaulieu et son conjoint parcouraient le Québec à la recherche de refuges, de lieux de randonnée et de séjours en nature.

« On a vécu beaucoup de belles expériences dans des refuges ou des endroits très simples. On veut redonner ça aux gens, en portant attention aux petits détails et à l’accueil », explique-t-elle.

Une continuité logique avec l’élevage

Fondée en 2021, la Bergerie des petites laineuses est le fruit d’un projet mûrement réfléchi par Stéphanie Beaulieu et son conjoint. Le couple, formé en production ovine au Kamouraska, a acquis une terre d’environ 20 hectares à Cap-Saint-Ignace après un véritable coup de cœur pour le site, son emplacement et son potentiel.

Aujourd’hui, l’entreprise élève près de 250 moutons, tous élevés au pâturage, avec une attention particulière portée au bien-être animal et à l’environnement. Les produits sont vendus directement à la ferme. Une boutique propose viande d’agneau, produits transformés, laine et savons au lait de brebis. « On veut que les gens comprennent ce qu’on fait, d’où viennent nos produits et pourquoi on fait ces choix-là. L’agrotourisme, c’est aussi un outil de sensibilisation », affirme la copropriétaire.

« C’est un projet qui nous ressemble. Il est cohérent avec nos valeurs et notre façon de voir l’agriculture. C’est un endroit inspirant, et on se sent vraiment privilégiés de pouvoir développer notre projet ici », conclut Stéphanie Beaulieu.