Alcool au volant pour une troisième fois : un capitaine perd le nord
Un homme du district judicaire de Montmagny passera 45 jours derrière les barreaux après avoir été reconnu coupable de conduite avec les capacités affaiblies pour une troisième fois, en plus d’avoir endommagé un véhicule de la Sûreté du Québec.
La sentence a été prononcée par la juge Annie Trudel, de la Cour du Québec, chambre criminelle et pénale du district de Montmagny, à la suite d’un plaidoyer de culpabilité.
Les événements remontent au 17 septembre 2024, dans les secteurs de Tourville et de Sainte-Perpétue. Les policiers avaient été appelés pour une conduite erratique. Lorsqu’ils ont localisé le véhicule, celui-ci circulait à près de 119 km/h dans une zone de 50 km/h.
À l’interception, les agents ont constaté une odeur d’alcool. Les tests effectués au poste ont révélé une alcoolémie de 210 mg par 100 ml de sang, soit plus du double de la limite permise.
De plus, il s’agissait de la troisième offense du prévenu pour des infractions liées à l’alcool au volant, les précédentes datant de 1997 et 2007.
De plus, après son intervention policière, l’homme a également été accusé d’avoir griffé un véhicule autopatrouille avec ses clés. Bien qu’il ait indiqué avoir peu de souvenirs en raison de son niveau d’intoxication, il a reconnu que la preuve des policiers aurait permis d’établir le méfait.
Devant la Cour, les parties ont présenté une suggestion commune que la juge Trudel a entérinée. Pour l’infraction de conduite avec les capacités affaiblies, l’homme a écopé de 45 jours de détention, d’une probation de 12 mois avec suivi et d’une interdiction de conduire de deux ans, effective immédiatement, qui s’ajoute à la période d’incarcération. Concernant le chef de méfait, la Cour a suspendu le prononcé de la peine, mais l’accusé demeure soumis aux conditions de probation.
Pour expliquer ses gestes criminels, l’homme a évoqué qu’il traversait une période personnelle difficile, marquée par une séparation après de nombreuses années de vie commune. Il a qualifié le crime d’événement isolé. L’accusé, qui travaille comme capitaine de navire, avait également entrepris certaines démarches psychologiques depuis les faits.
La juge Trudel a dit en tenir compte, tout en soulignant les facteurs aggravants, dont le taux d’alcool particulièrement élevé et les antécédents judiciaires.
L’accusé devra se présenter à son agent de probation dans les 72 heures suivant sa libération et suivre toute recommandation, incluant au besoin des programmes liés à la consommation d’alcool.
L’homme a finalement pris la direction de la détention sans broncher.