18 juin 2024

Enfouir les déchets, ça coûte cher!

Le Conseil régional de l’environnement de Chaudière-Appalaches lance la campagne « Réduire l’enfouissement, c’est maintenant » afin d’informer la population sur les coûts élevés liés à l’enfouissement des déchets dans la région. « En Chaudière-Appalaches, ça nous coûte plus de 32 millions de dollars pour collecter, transporter et enfouir plus de 182 000 tonnes de déchets, et ça, année après année. En plus, on doit agrandir les dépotoirs présents sur notre territoire tous les 4 ans environ, ce qui nous coûte collectivement des millions de dollars. Plus on est nombreux à mieux réduire, réutiliser et recycler, et à moins remplir nos poubelles, mieux c’est pour les budgets de nos municipalités », affirme Marc-Alexandre Brousseau, président de la Table régionale des élus municipaux de la Chaudière-Appalaches (TREMCA). De plus, les coûts d’exploitation de tous les lieux d’enfouissement techniques (LET) seront en hausse dans la prochaine année à cause de l’inflation qui fait augmenter le cout des travaux d’agrandissement. La redevance payée à Québec par les lieux d’enfouissement augmentera aussi de plus de 5,50$ par tonne enfouie. Afin d’encourager les municipalités à diminuer la quantité de déchet qu’elle envoie à l’enfouissement, les redevances versées par les LET seront redistribuées aux municipalités selon sa performance. Ainsi, moins une municipalité envoie de déchets à l’enfouissement, plus la municipalité reçoit d’argent provenant du programme de redistribution aux municipalités des redevances pour l’élimination de matières résiduelles. La campagne « Réduire l’enfouissement, c’est maintenant » sera diffusée jusqu’à la mi-septembre afin de rappeler à la population qu’il est possible de recycler plusieurs déchets, de mieux gérer ses matières organiques et de faire des choix de consommation qui limite la quantité de déchets produite. Ce projet est réalisé grâce au volet Soutien au rayonnement des régions du Fonds régions et ruralité du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH). Il est également soutenu par les neuf MRC de la région et la Ville de Lévis, ainsi que par le Conseil régional de l’environnement Chaudière-Appalaches (CRECA).

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