14 juin 2024

Présence de coyotes à Montmagny et L’Islet

    Dernièrement, près de 400 coyotes en 10 mois ont été signalés dans la grande région de Montréal, ce qui suscite de l'inquiétude chez certains résidents, en particulier les parents de jeunes enfants. Jean-François Dumont, biologiste et responsable de la faune dans la région de Chaudière-Appalaches, fait le point sur l’état actuel de la situation sur notre territoire.   Dans la région de Montmagny-L’Islet, le coyote est surtout présent en milieu agroforestier. Les populations sont stables et contrôlées par le piégeage et la chasse. Les données régionales démontrent que nos coyotes possèdent une masse moyenne de 15 kg. Le poids des plus gros sujets à avoir été capturés était de 24 kg et celui des plus petits 7 kg. Un coyote moyen a donc la taille d’un petit Labrador. Dans les secteurs de Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud et de Cap-Saint-Ignace, on rapporte quelques foyers de gale sarcoptique, un problème attribuable à un petit parasite qui touche les coyotes, mais également les renards et les ratons laveurs. Cette maladie occasionne un épaississement de leur peau, la perte de poils sur différentes parties de leur corps et une détérioration de leur état de santé en général. Le parasite est transmissible aux animaux domestiques, d’où l’importance de ne pas laisser errer les chiens et les chats en nature.   Jean-François Dumont confirme que la présence du coyote dans la région n’a rien de nouveau. La première mention de coyote au Québec date de 1944. On estime que l’arrivée du coyote dans Montmagny-L’Islet s’est faite quelques décennies plus tard, au début des années ’60.  Les rencontres fortuites sont extrêmement rares dans la Chaudière-Appalaches car il s’agit d’un animal très craintif. Par contre, il n’est pas inhabituel d’apercevoir un coyote ou même un renard chassant dans un champ, en milieu périurbain. Si le coyote est un chasseur inefficace en forêt, ses aptitudes sont toutefois excellentes en milieu agroforestier. Il utilise donc le piedmont Sud-côtois pour s’alimenter via une vaste diversité de proies.   En terminant, M. Dumont rappelle qu’il est important de bien distinguer la situation qui prévaut actuellement dans la région de Montréal et celle que l’on observe dans Montmagny-L’Islet. Dans cette région, les activités de chasse et de piégeage ont une fonction régulatrice très importante, d’où l’utilité de les pratiquer à l’intérieur des périmètres municipaux. De plus, chaque citoyen est responsable de faire en sorte que les animaux sauvages ne soient pas tentés de s’approcher des installations humaines. Les animaux domestiques ne devraient en aucun cas être laissés en liberté à l’extérieur et devraient être gardés à l’abri pendant la nuit. Le fait de nourrir un animal sauvage constitue une erreur qui atténue la crainte de ces animaux à l’égard des humains. Par ailleurs, chaque producteur agricole aurait avantage à prendre entente avec un piégeur afin d’assurer un minimum de récolte de coyotes autour des installations agricoles chaque année.   Plus d’information et le bilan provincial de l’exploitation de cette espèce sont disponibles en ligne à l’adresse suivante :  https://mffp.gouv.qc.ca/wp-content/uploads/Coyotes.pdf