24 février 2024

Trois conteneurs se transforment en maison à L’Islet


Mme Patricia Anctil et M. Louis Laboissonnière, alias M. Chapeau parce qu’il en porte toujours un, dans la plus grande pièce de leur maison. Au plafond, on voit le toit et les poutres des conteneurs.
Nous avons tous vu un film où des réfugiés risquent leur vie en se cachant à l’intérieur d’un conteneur sur un cargo géant dans l’espoir d’un monde meilleur. À L’Islet, deux nouveaux résidants, Mme Patricia Anctil et M. Louis Laboissonnière, ont aussi choisi de vivre dans... trois conteneurs en acier! Mais à la différence de nos réfugiés, ils n’y avait pas de risques puisque les trois conteneurs se sont transformés en une belle résidence, originale et confortable. M

L’idée d’opter pour des conteneurs leur est venue alors qu’ils cherchaient une mini-maison, mais la façade, trop petite, ne répondait pas au plan d’urbanisme: les conteneurs, si! D’une longueur de 40 pieds, d’une largeur de huit et d’une hauteur de huit et demi, ils forment depuis cet été une maison de 40 pieds par 26, reposant sur un solage de quatre pieds au 4, Avenue du Héron. On y compte six pièces et demi, dont le salon de coiffure L’Atelier Créa’tif de Mme Anctil.

Achetés à Montréal, les trois gros caissons ont voyagé jusqu’à Saint-Germain-de-Kamouraska où l’entrepreneur Luc Moreau les a modifiés, entre autres en perçant les trous des portes et des fenêtres. Ils ont aussi été sablés et peints avec une peinture à métal puis isolés par l’exérieur avec de l’uréthane.

Un tel choix suppose des économies, ce qui fut le cas pour le couple Anctil/Laboissonnière qui a dessiné les plans de l’intérieur: «Nous voulions quelque chose à notre goût. Nous avons travaillé fort et nous sommes fiers du résultat. Des maisons faites avec des conteneurs, il y en a aux États-Unis, en Europe et un peu à Montréal. Ici, il doit s’agir d’une première, mais je souhaite que d’autres personnes fassent comme nous» de lancer M. Laboissonnière.