Quand l’urgence perçoit… l’urgence d’agir!

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Par Eric Maltais
Quand l’urgence perçoit… l’urgence d’agir!
Stéphane Lavoie, copropriétaire

En l’espace de quelques heures après que le gouvernement de François Legault ait annoncé de nouvelles mesures sanitaires, le Café-Bistro Au Coin de monde a assisté à l’annulation de plus de 140 repas. La plupart étaient des réservations pour des partys des Fêtes, dont celui des employés de l’urgence de l’Hôpital de Montmagny.

Sans doute sensibles à la cause du milieu de la restauration, le secteur le plus touché depuis le début de la pandémie avec celui de l’industrie du spectacle, d’un commun accord, ces travailleurs de la santé ont décidé d’encourager ce commerçant local en achetant des cartes-cadeaux ou encore en se faisant préparer des repas prêts à emporter, un « take out » comme on dit en bon français, pour pallier à la perte de revenus engendrée par cette décision gouvernementale de baisser à 50% le taux de fréquentation dans les restaurants. Ces gestes ont touché droit au cœur les propriétaires Stéphane Lavoie et Pierre Bouffard, dont les conjointes travaillent dans ce centre de santé.

« Les larmes me sont venues aux yeux en constatant cette générosité. D’autres départements de notre centre hospitalier, comme la pharmacie, ont aussi posé des gestes. Dans cette période où notre industrie est encore frappée sévèrement, ces témoignages nous font du bien et j’invite la population à encourager tous les commerçants locaux. Nous en avons tous besoin », confiait Stéphane Lavoie, encore ému devant cet élan de compassion.

Pour Phil Blain, chef-cuisinier, la décision gouvernementale a fait en sorte que l’alerte sonnée a entraîné une série d’actions non désirées : « Nous avions une commande pour servir 250 personnes le week-end. On fait quoi avec ça? », demande-t-il, tout en ajoutant que tous se questionnent devant autant d’incertitude.

Pour Mélanie Blais, qui vit depuis 18 ans de l’industrie de la restauration, cette période pandémique marque aussi de l’inquiétude. Afin de consolider les emplois, elle a une idée : « Ceux qui ne savent pas quoi donner comme cadeau, qu’ils viennent nous encourager ».  Ce message, l’ensemble des employés de l’industrie peuvent le crier. Il reste à la population à l’entendre afin de permettre la survie des commerçants.

« Tous nos lieux sont accueillants et sécuritaires », renchérit M. Lavoie.

ADLS absorbe

Du côté des Arts de la Scène de Montmagny, la direction semblait aussi résiliente avec ce message sur sa page Facebook : « Nous discutons avec nos partenaires, producteurs et artistes afin de voir ensemble les possibilités pour les spectacles concernés. Dès que nous aurons organisé un plan de match, nous communiquerons avec les détenteurs de billets ».

Mentionnons que les salles de spectacle doivent couper leur assistance de 50%. Heureusement, les trois représentations de la pièce « Qu’importe le flocon », une activité de financement de la Fondation de l’Hôtel-Dieu de Montmagny, ont pu avoir lieu ce week-end. Une pièce signée Marc Fréchette, jouée avec intensité par des acteurs amateurs passionnés.

 

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