Simon Bérubé veut réduire le nombre de pesticides dans nos assiettes

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Par Katy Desjardins
Simon Bérubé veut réduire le nombre de pesticides dans nos assiettes
Simon Bérubé lors d’une visite à La Pocatière (photo de courtoisie.)

Simon Bérubé, candidat pour le Bloc Québécois dans Montmagny-L’Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup et son chef Yves-François Blanchet affirment que les Québécois devraient pouvoir avoir confiance en la qualité des aliments qu’ils se procurent et que le nombre de pesticides permis devraient être réduit. Le parti politique propose quatre solutions pour remédier au problème.

Santé Canada a repoussé à 2022 ses consultations afin d’éventuellement hausser les limites maximales de résidus de glyphosate permises dans certains aliments. Selon les informations du Bloc Québécois, Santé Canada agissait avec la demande de la compagnie Bayer, également propriétaire de Monsanto qui commercialise l’herbicide Roundup. Santé Canada aurait aussi approuvé la demande de Syngenta qui souhaitait l’augmentation de la présence du fongicide Métalaxyl sur des petits fruits.

Le Bloc Québécois propose quatre mesures qui pourraient être mises en place par le prochain gouvernement afin de réduire le nombre de pesticides dans les assiettes des Québécois. « C’est une approche fondée sur la science, respectueuse des écosystèmes, protectrice de la santé et empathique envers les agriculteurs et nos régions que nous présentons aux Québécois. Le principe de précaution doit primer sur l’intérêt des multinationales. Nous défendrons ces propositions, tout en surveillant étroitement la reprise des consultations sur le glyphosate que les libéraux se proposent de ramener en 2022. On comprend qu’un gouvernement majoritaire pourrait simplement procéder à la hausse des seuils permis », affirme M. Bérubé.

Premièrement, le parti demande une enquête indépendante sur les liens entre Santé Canada et les multinationales de pesticides afin d’accroitre l’encadrement des pratiques de lobby. Ensuite, il souhaite une réforme du processus d’homologation et de réévaluation des pesticides et herbicides pour évaluer rapidement leur dangerosité potentielle. Le Bloc Québécois demande ensuite un programme de recherche et de soutien transitionnel de 300 M$ sur quatre ans. Celui-ci aurait pour mission de développer des alternatives biologiques aux herbicides et pesticides en soutenant les agriculteurs dans la transition. Finalement, le parti souhaite l’élimination rapide des néonicotinoïdes et éventuellement celle du glyphosate.

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