25 février 2026

Une peine clémente pour agression sexuelle et trafic de cocaïne

Un homme a été condamné à une probation de trois ans après avoir plaidé coupable à une série d’infractions, dont une agression sexuelle commise envers une adolescente de 17 ans, du trafic de drogues et des sollicitations de services sexuels rémunérés.

Le jugement a été rendu le jeudi 19 février 2026 par la juge Annie Trudel, de la Cour du Québec, chambre criminelle et pénale, au palais de justice de Montmagny.

Les faits remontent à octobre 2023. L’accusé, âgé dans la vingtaine, avait rencontré la victime afin de lui vendre de la cocaïne. La transaction s’est déroulée à bord de son véhicule, à L’Islet.

Selon le résumé des faits présenté conjointement par les deux parties à la cour, les deux personnes ont consommé de la cocaïne ensemble avant que des gestes sexuels ne surviennent. L’homme a reconnu avoir fait preuve d’insouciance quant au consentement de la jeune femme, notamment en raison de son état d’intoxication et de la différence d’âge. La victime était âgée de 17 ans au moment des événements.

À la suite de la plainte de la victime à la Sûreté du Québec (SQ), une enquête a été déclenchée. Les policiers ont obtenu des mandats de perquisition pour la résidence du prévenu qui ont mené à la découverte de diverses substances dont de la cocaïne, du cannabis illégal sous différentes formes, du GHB et des champignons hallucinogènes.

De surcroît, l’analyse du téléphone cellulaire de l’accusé a également permis de découvrir des conversations démontrant qu’il avait communiqué avec plusieurs femmes dans le but d’obtenir des services sexuels moyennant rétribution, entre septembre et octobre 2023.

Une peine jugée très clémente

L’accusé a reconnu les faits sobrement.

Par la suite, le tribunal a entériné une suggestion commune de la poursuite et de la défense. Le jeune homme a évité la prison. En effet, il a écopé d’une probation de trois ans avec suivi pendant deux ans, de 240 heures de travaux communautaires et de l’obligation de faire un don de 3 500 $ à la Maison de Marthe, un organisme venant en aide aux personnes en situation de prostitution.

La juge Trudel a reconnu que la peine pouvait paraître « très clémente » au regard de la gravité des infractions, mais a estimé qu’elle demeurait appropriée dans les circonstances.

Elle a d’ailleurs rappelé que le fait que l’infraction vise une personne mineure constitue un facteur aggravant important. Par contre, elle a retenu plusieurs facteurs atténuants, dont le plaidoyer de culpabilité, qui a évité un procès difficile pour une plaignante décrite comme particulièrement vulnérable, l’absence d’antécédents judiciaires; les démarches de réhabilitation entreprises par l’accusé, notamment l’abstinence depuis mars 2025 et la participation à des suivis en dépendance et sa situation d’emploi.

Malgré la nature de l’infraction, la juge a accordé une dispense d’inscription au registre national des délinquants sexuels. Elle a estimé que le geste s’inscrivait dans un contexte particulier et qu’il ne s’agissait pas du profil d’un prédateur.

« Le processus judiciaire a eu un effet dissuasif suffisant », a-t-elle conclu.