24 mars 2026

Année record pour les producteurs acéricoles

La saison des sucres 2024 passera à l’histoire pour les acériculteurs de Chaudière-Appalaches et du Québec, qui ont battu tous les records de production. Maintenant, le défi consiste à écouler l’or sucré du Québec sur les marchés internationaux.

« Cette année a été exceptionnelle. Au total, au Québec, nous avons produit 239 millions de livres de sirop, un record. À titre indicatif, le précédent était de 200 millions de livres. L’an dernier, en 2023, seulement 124 millions de livres ont été extraites des érables québécois », se réjouit Martin Guay, président régional de la Côte-du-Sud des producteurs et productrices acéricoles du Québec. Il possède également une érablière de 15 500 entailles à Saint-Malachie.

Considérant le nombre d’entailles dans Chaudière-Appalaches, estimé à presque 19 millions, presque 85 millions de livres ont été produits dans notre région, pour une valeur totale de presque 300 millions de dollars.

« L’année 2024 n’a pas seulement été exceptionnelle pour le volume produit, mais aussi pour la qualité de la récolte, qui est d’une excellente saveur », ajoute-t-il. De plus, la production a été équivalente dans toutes les régions du Québec, une anomalie pour l’industrie acéricole.

Bien évidemment, les conditions météorologiques plus que favorables à la montée de sève d’érable vécue tout au long du temps des sucres expliquent la situation. De plus, comme à l’habitude, les amateurs de tire sur neige et d’oreilles de criss ont été au rendez-vous.

Maintenant, le défi de l’industrie acéricole québécoise consiste à écouler l’or sucré sur les marchés internationaux. « Présentement, les exportations sont stagnantes. Elles n’augmentent pas. La situation économique des acheteurs européens est difficile. Plusieurs souffrent de la crise et de la récession » , affirme M. Guay.

Néanmoins, celui-ci demeure sûr que l’industrie pourra écouler sa précieuse marchandise, considérant qu’en date du présent article, près de 100 millions de livres ont déjà trouvé preneurs.

Néanmoins, après la récolte famélique de 2023 et les aléas de la COVID-19, les productions acéricoles d’ici accueillent à bras ouverts les records de 2024.