24 mars 2026

Des « records sur records » dans le milieu acéricole

Selon les données de 2024 des Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ), les MRC de Bellechasse, L’Islet et Montmagny ont produit ensemble 29,8 millions de livres de sirop d’érable, générant près de 99,1 millions de dollars de revenus dans la Côte-du-Sud.

En effet, il semblerait que ce soit la MRC de L’Islet qui ait généré le plus de revenus dans la Côte-du-Sud en 2024 grâce à ses trois millions d’entailles parmi ses 400 entreprises acéricoles pour un total de 13 millions de livres et 43,2 M$ de revenus.

Quant à elle, la MRC de Bellechasse possédait 2,3 millions d’entailles pour ses quelque 552 entreprises, ce qui se traduisait par 10,3 millions de livres avec des revenus de 34,2 M$.

De son côté, la MRC de Montmagny avait 1,5 million d’entailles parmi ses 157 entreprises acéricoles, ce qui fait en sorte qu’elle a produit 6,5 millions de livres pour des revenus de 21,7 M$.

D’ailleurs, selon les données transmises par les PPAQ, il semblerait qu’en 2024 la MRC de L’Islet comptait 82 % en forêt privée et 18 % en forêt publique contre 89 % de forêt privée et 11 % en forêt publique dans la MRC de Montmagny.

« La première chose à vérifier pour faire une comparaison c’est le pourcentage de forêt publique, puisque ce sont des entreprises qui ont plus d’entailles, confie le directeur des communications chez les PPAQ, Joël Vaudeville. Donc, ce que vous voyez, c’est qu’il y a des superficies boisées plus importantes autant en forêt privée qu’en forêt publique. Ainsi, c’est la raison pour laquelle il y a plus d’entreprises installées. »

Pour différencier les deux types de forêts, celle privée est un lot boisé qui appartient aux producteurs acéricoles, tandis que celle publique appartient à l’État, donc des terres de la Couronne.

Le sirop d’érable en livres

D’ailleurs, dans le milieu acéricole, la récolte de sirop d’érable est calculée en livres et non en litres comme c’est le cas avec d’autres liquides quelconques.

« On prend ça en livres, puisque c’est une question de masse volumétrique. C’est-à-dire que le pourcentage de sucre dans le sirop d’érable va entraîner une conséquence sur le poids du produit. Donc, ce n’est pas simplement une question de volume », illustre-t-il.

Concernant les millions de dollars générés par la production annuelle, il s’agit de la valeur par rapport au prix pondéré. Il s’agit d’un revenu spécifique pour le producteur acéricole en lien avec la valeur de la vente à la production et non la valeur une fois le produit mis sur la tablette ou les retours de revenus liés à la vente de cannes.

La vente de sirop d’érable

Selon M. Vaudeville, dans le milieu acéricole il y a trois différents véhicules de vente au Québec.

« Il y a la vente par petit contenant. À ce moment-là c’est directement à l’érablière et la plupart des producteurs ont ce type de vente-là. Cela étant, il y a les ventes en épicerie où tu dois obtenir un contingent agricole de notre organisation, les PPAQ. Aussi, il y a des ventes pour exportation à travers les acheteurs autorisés », résume-t-il.

Les chiffres de 2025 n’étant toujours pas disponibles, il semblerait tout de même que le milieu acéricole enchaîne des « records sur records », selon le directeur des communications des PPAQ.

« Dans les 12 derniers mois, les exportations de sirop d’érable ont augmenté de 19 %. C’est énorme, ça représente une valeur d’un peu plus de 800 M$ sur les marchés internationaux. Ça fait en sorte qu’on est effectivement en belle croissance », confie-t-il.

En juin dernier, voyant venir la situation d’une demande forte avec des niveaux de sirop d’érable qui allaient peut-être être sous pression advenant une forte demande, l’organisme des PPAQ a pris la décision de déplafonner les capacités de production de la filière, ce qui fait en sorte que l’organisme a octroyé sept millions de nouvelles entailles.

Cette nouvelle permettra d’augmenter la production moyenne annuelle d’un peu plus de 20 millions de livres de sirop pour répondre à cette demande croissante.

$!Le directeur des communications chez les PPAQ, Joël Vaudeville. Crédit photo : PPAQ.
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