25 mars 2026

Harcèlement criminel et menaces : un homme plaide coupable

Un homme de la région a récemment reconnu sa culpabilité à plusieurs accusations liées à du harcèlement criminel, des menaces et des bris de conditions, lors d’une comparution devant la Cour du Québec, au palais de justice de Montmagny.

Le dossier a été entendu devant le juge Sébastien Proulx, de la Cour du Québec, chambre criminelle et pénale.

L’accusé a plaidé coupable à certains chefs d’accusation portés contre lui dans plusieurs dossiers distincts. Avant d’accepter les plaidoyers, le juge a pris soin de vérifier que ceux-ci étaient faits « librement et volontairement, sans menace ni pression », et que l’accusé comprenait qu’il renonçait ainsi à la tenue d’un procès. « Vous comprenez qu’il y aura un verdict de culpabilité et qu’il n’y aura pas de procès ni de témoins entendus », a notamment rappelé le magistrat.

Dans l’un des dossiers, l’homme a admis avoir commis un acte de harcèlement criminel entre le 1er et le 30 avril 2025 à Saint-Jean-Port-Joli envers la plaignante.

Selon les faits exposés à la cour, les événements se sont produits dans un contexte de dispute entre l’accusé et son ex-conjointe. Au cours de cette altercation, il aurait proféré des menaces visant notamment la maison des parents de la victime ainsi que son véhicule.

À la suite de ces événements, l’homme avait été remis en liberté sous conditions, incluant notamment l’interdiction d’entrer en contact avec la plaignante et de se trouver à proximité d’elle. Toutefois, entre le 1er et le 28 décembre 2025, à Saint-Jean-Port-Joli, l’accusé a contrevenu à ces conditions.

Il a notamment admis s’être trouvé à moins de 300 mètres de la plaignante, en plus d’avoir été en sa présence et d’avoir communiqué avec elle malgré l’interdiction. La cour a appris qu’une voisine avait contacté les policiers après avoir observé les deux personnes ensemble à plusieurs reprises, malgré les conditions imposées.

Dans un autre dossier, l’homme a également plaidé coupable à une accusation de menace de détruire un bien, relativement à un événement survenu le 2 novembre 2025 à Sainte-Perpétue.

Alors qu’il se trouvait en état de consommation, l’accusé aurait crié qu’il pourrait mettre le feu à un immeuble à logements à l’aide d’un cocktail Molotov.

À la suite des plaidoyers, le juge Proulx a déclaré l’accusé coupable du chef de harcèlement criminel ainsi que des infractions liées aux bris d’ordonnances et à la menace. D’autres chefs d’accusation ont toutefois été retirés par la poursuite.

L’homme, détenu depuis décembre, a obtenu une remise en liberté assortie de nombreuses conditions. Le tribunal lui ordonne également d’intégrer une thérapie en dépendance à compter du 22 avril au Centre de réadaptation en dépendance de Lévis.

Le juge Proulx a toutefois rappelé à l’accusé que la participation à une thérapie ne garantit pas l’absence d’une peine d’incarcération. « Ce n’est pas parce que vous complétez une thérapie qu’il n’y aura pas de peine à l’intérieur des murs », a-t-il précisé.

Le dossier reviendra devant la cour le 19 juin prochain, afin de faire le point sur l’évolution de la démarche thérapeutique de l’accusé et la suite des procédures.