Pas d’arches de sécurité à Montmagny
Malgré l’absence d’arches de détection, le palais de justice de Montmagny demeure un lieu jugé sécuritaire, selon les données obtenues auprès du Ministère de la Sécurité Publique (MSP).
En effet, entre le 1er janvier et le 15 octobre 2025, aucun incident criminel n’a nécessité l’intervention d’un constable spécial, révèle une demande d’accès à l’information.
Cette réalité contraste toutefois avec la décision annoncée par le gouvernement du Québec en juin 2024 d’installer des arches de sécurité dans les palais de justice de la province pour y augmenter la sécurité. Depuis, ces équipements ont été déployés dans les palais de justice de Longueuil, Laval, Joliette, Québec, Chicoutimi, Saint-Jérôme, Sherbrooke, Roberval et Salaberry-de-Valleyfield.
Pour l’instant, le Ministère de la Justice (MJ) n’a aucune annonce à faire concernant l’ajout d’arches de sécurité au palais de justice de Montmagny. En dépit de cette absence, la sécurité y est assurée par des constables spéciaux, et aucun événement criminel n’a été signalé durant la période visée par les données transmises par le MSP.
La modernisation des mesures de sécurité dans les palais de justice s’inscrit dans un plan gouvernemental d’envergure, représentant un investissement total de 31 millions de dollars.
De leur côté, les agents correctionnels, qui assurent par exemple le transport des détenus au palais de justice de Montmagny et leur surveillance, sont sans contrat de travail depuis le 1er avril 2023. Les négociations échoppent sur la question salariale. « Nous comptons environ 200 postes vacants, plus de 300 agentes et agents en arrêt de travail pour diverses raisons – soit 20 % de nos effectifs –, et une centaine de démissions en moyenne chaque année, Pour freiner cet exode, le gouvernement doit impérativement offrir des conditions à la hauteur des exigences de notre travail, » indique la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.