28 janvier 2026

Une année exigeante pour Bernard Généreux

Pour le député conservateur de Côte-du-Sud—Rivière-du-Loup—Kataskomiq—Témiscouata, Bernard Généreux, l’année 2025 n’aura rien eu d’un long fleuve tranquille. Il a dû composer avec un redécoupage électoral, une défaite nationale de son parti, des défis personnels et une pression constante sur le terrain. Il le confie lui-même : elle n’aura « pas [été] de tout repos ».

« Le comté a changé, c’est une nouvelle réalité. C’est un changement important dans la vie d’un député », résume Bernard Généreux. Déjà immense, la circonscription s’est encore agrandie pour atteindre 11 200 km² et regrouper 75 municipalités, ce qui en fait la plus vaste au pays en nombre de municipalités. « Le plus petit comté au Canada fait 5,5 km². Moi, j’en ai 11 200 », illustre-t-il.

Cette réalité territoriale se traduit par de longues heures sur la route. « Quand tu fais deux heures, deux heures quinze ou deux heures trente de route pour un événement, tu viens de brûler cinq heures dans ta journée. Tu ne fais pas autre chose », explique celui qui souligne aussi les limites du travail en déplacement, notamment dans les zones où la couverture cellulaire est déficiente.

Son été a été consacré presque entièrement au terrain afin de consolider les liens dans le nouveau territoire. « On n’a pas beaucoup arrêté. On voulait se faire connaître et être présents », dit-il. L’automne a cependant été assombri par un accident de la route impliquant son adjointe, Annie Franœur et lui-même. « Elle a été sérieusement blessée. Moi, je n’ai pas été [atteint] physiquement, mais psychologiquement, ça a été très dur », confie-t-il.

Malgré tout, le bureau de circonscription est demeuré actif, notamment sur la question de la pénurie de main-d’œuvre. Bernard Généreux donne en exemple une activité de recrutement réunissant demandeurs, des immigrants et des employeurs locaux. « On avait une trentaine d’entreprises intéressées et environ 400 postes ouverts. Ça a été une grosse organisation, mais un beau succès », souligne celui qui observe un climat d’incertitude chez les entreprises.

Une défaite nationale,
une victoire locale

Sur le plan politique nationale, l’année a été marquée par la défaite des conservateurs à l’élection fédérale du printemps, malgré des sondages favorables. « On était à 20, 25 points d’avance, puis finalement on a perdu. Évidemment, c’est un revers important », reconnaît-il. Inversement, s’il ne devait retenir qu’un moment marquant de 2025, l’élu n’hésite pas: « Ce serait d’avoir gagné mes élections pour un cinquième mandat », affirme-t-il. Réélu avec près de 10 000 voix d’avance, il y voit une reconnaissance claire du travail accompli.

À Ottawa, le député se montre très critique à l’égard du gouvernement libéral, notamment sur la gestion des finances publiques. « On dépense 55 milliards de dollars par année juste pour payer les intérêts sur la dette. On n’aide pas les aînés, on n’investit pas », déplore-t-il, évoquant également la hausse du coût de la vie et l’augmentation du recours aux banques alimentaires.

Et l’avenir ?

Après cette année chargée, Bernard Généreux se montre incertain quant à la suite de son parcours politique. « Si les élections ont lieu en 2026, probablement que oui, je me présenterai à nouveau. Si elles s’étirent un peu plus longtemps, ça va être à voir », lance-t-il. À 64 ans, il admet que le métier est exigeant et use l’homme à la longue.

« Je suis extrêmement fier de l’équipe que j’ai et du travail que nous accomplissons tous les jours, » conclut M. Généreux.