27 février 2024

Ville de Montmagny: Marc Laurin et Félix Michaud répondent aux allégations de climat toxique

Lors de la séance du conseil municipal du 19 juin, quatre conseillers ont pris la parole afin de dénoncer un climat toxique à la Ville de Montmagny. Le lendemain de cette séance, Marc Laurin affirme que cette sortie publique « n’a pas été faite dans les règles de l’art ». Le directeur général Félix Michaud ajoute que cela nuit à l’image de la Ville et à la confiance des citoyens envers l’institution. En point de presse ce matin, Marc Laurin, maire de Montmagny, et Félix Michaud, directeur général, ont réagi à la sortie des conseillers Mireille Thibault, Michelle Bernard, Sylvie Boulet et Jessy Croteau lors de la séance du conseil municipal du 19 juin. Ces derniers ont fait des allégations concertant un climat toxique au sein du conseil et avec l’administration. Ils ont également mentionné des menaces personnelles et l’impossibilité de s’opposer aux décisions qui sont prises. Marc Laurin mentionne qu’il est d’avis que les décisions se prennent de manière efficace et professionnelle au conseil : « Vous voyez les séances du conseil, c’est toujours très professionnel, des décisions y sont prises. On échange régulièrement, c’est normal que nous ayons des discussions. Tout le monde n’est pas toujours d’accord et c’est normal. […] Des discussions ont bien lieu et je pense que tout le monde prend le temps d’écouter les questions. » Il critique surtout la façon dont le message a été passé : « C’est quand même nouveau que des conseillers au-delà du maire prennent la parole. […] Un bon exemple, on parle d’intimidation et de climat toxique. On peut se demander qui intimide qui, parce que dans le fond si vous regardez hier, j’ai permis à Mireille Thibault de parler du départ de Marc Langlois, mais elle n’avait pas de détails en séance préparatoire, alors qu’hier elle avait un texte préparé d’avance. Nous avons des règles de régie interne et le conseil d’administration ne doit pas être pris par surprise, encore moins le maire. Nous avons vu ce qui s’est passé hier, elle a dit son mot et tous les autres ont embarqué par la suite, c’était planifié. Ce n’était pas fait selon les règles de l’art de faire ça comme ça. Déjà, je permets qu’ils prennent la parole, mais de là à en abuser et à ajouter tout cela… » Il soulève aussi que cette intervention est survenue alors que de semblables sont faites dans plusieurs municipalités : « On voit aussi ce qui se passe à différents endroits et sur les médias sociaux. C’est dans l’air du temps de sortir toute sorte d’allégations. On a vu ça à Trois-Rivières, aussi à Sainte-Apolline, mais je crois que la situation est très différente. […] La principale qualité qui revient dans une organisation c’est d’assurer la pérennité. À la Ville nous avons le devoir de sauvegarder l’intégrité de notre organisation. La Ville va bien et elle est bien gérée. » Le directeur général commente aussi que cette sortie a généré une certaine inquiétude au sein de son équipe : « La maison est à l’ordre. On veut se faire rassurant. Nos équipes sont performantes. Il faut être conscient qu’il y a la sphère politique et la sphère administrative dans une institution comme la Ville de Montmagny. […] Mais c’est sûr que moi maintenant comme plus haut administrateur de la Ville je dois rassurer mes employés. […] Il est certain que ce qui sort actuellement dans la population versus tous nos efforts avec nos campagnes pour faire briller l’administration et les bons coups de la Ville. Dans ce grand jeu de serpents-échelles, nous venons d’atteindre un très gros serpent. Souvent, nous atteignons que de petites échelles à travailler cette confiance du public envers notre institution, donc à chaque fois nous sommes conscients qu’il y a une joute politique et nous ne pouvons pas empêcher ça, mais nous comme administrateur il faut continuer d’avancer et nous avons de très beaux projets. » Le maire conclut qu’il souhaite laisser la poussière retombée après cette sortie afin d’analyser le tout et de mettre en place des solutions si cela est nécessaire : « Ça devient aussi une question de perception et de choix des mots par rapport à la situation. Nous allons laisser cela décanter avant de voir les pistes d’améliorations comme je l’ai toujours fait au cours de ma carrière. […] C’est le genre de discussion que nous avons eu régulièrement au cours des deux dernières années. On est capable de continuer à se regarder et de se parler. Je ne suis pas quelqu’un de rancunier. Je regarde en avant, je suis constructif et je veux qu’on améliore les choses. Jessy Croteau a d’ailleurs mentionné qu’il tendait la main vers nous et ma porte est grande ouverte. »