Nouvelle ressource pour les femmes violentées
L’inauguration de la maison d’hébergement de deuxième étape (MH2) du Centre-Femmes La Jardilec visant à accueillir les femmes et enfants qui vivent de la violence conjugale postséparation (VCPS) s’est déroulée le jeudi 5 mars à Saint-Jean-Port-Joli.
L’activité s’est déroulée en présence de la whip adjointe du gouvernement fédérale et députée de Sherbrooke, Élizabeth Brière, du député de la Côte-du-Sud, M. Mathieu Rivest, du préfet de la MRC de L’Islet, M. Normand Caron, et d’autres partenaires.
.Au total, plus de 5,8 M$ ont été investis dans le projet. De cette somme, les gouvernements du Canada et du Québec ont investi près de 4,8 M$ provenant de la Troisième Entente Canada-Québec concernant l’Initiative pour la création rapide de logements. Le montage financier a été consolidé par des donateurs privés, dont le Fonds du Grand Mouvement de Desjardins et la Fondation Mirella et Lino Saputo.
Les maisons d’hébergement temporaire comme le Havre des Femmes interviennent en première ligne, lorsque les femmes vivent au quotidien avec un conjoint violent, et qu’il est nécessaire pour leur sécurité qu’elles sortent immédiatement de leur milieu. « Notre nouvelle ressource sera complémentaire à ce service. Notre principal critère d’admission est la dangerosité qui menace les femmes, qu’elles soient séparées depuis 1 mois ou 2 ans », explique Christiane Bourgault, directrice de l’organisme.
Concrètement, cette ressource comprendra neufs logements de deux ou trois chambres, lesquels pourront accueillir les femmes et leurs enfants pour une durée maximale de deux ans. De plus, des espaces communautaires seront aménagés et de l’accompagnement sera offert.
« Nous croyons que cette ressource sera utile aux femmes de Chaudière-Appalaches, mais aussi en provenance de partout au Québec. Nous offrirons un havre de paix à toutes celles qui sont pourchassées sans relâche par un ex-conjoint violent », énonce la directrice.
Les élus se réjouissent de l’arrivée de cette ressource. Le gouvernement du Québec se dit fier de soutenir cette maison pour femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants. « Offrir un milieu de vie stable, c’est redonner de la dignité, de l’espoir et la possibilité d’un nouveau départ. C’est également une façon concrète de réaffirmer notre engagement à construire des environnements sécuritaires » , déclare Caroline Proulx, ministre responsable de l’Habitation et ministre responsable de la Condition féminine.
Son acolyte fédéral fait écho à ces propos. « Notre gouvernement est déterminé à soutenir les municipalités et les organismes dans la recherche de solutions locales à la crise du logement. Cet agrandissement permet de répondre rapidement aux besoins pressants en logement des femmes et des enfants qui vivent de la violence conjugale, » avance Gregor Robertson, ministre du Logement et de l’Infrastructure.
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