Décider dans l’inconnu

Photo de Eric Maltais
Par Eric Maltais
Décider dans l’inconnu
Bruno Guay et Simon Olivier, dans le même bateau...

L’inconnu et la nouveauté, voilà avec quoi doivent composer les hommes de hockey de la Ligue junior AAA du Québec depuis le printemps dernier. Les règles étant les règles, les 13 équipes doivent évoluer dans des conditions de matchs bulles et de rencontres à 4 contre 4, et ce, sans contacts, occasionnant ainsi des interrogations pour tous en ce début de saison.

L’entraineur et directeur général de l’Everest de la Côte-du-Sud, Simon Olivier, ne fait pas bande à part. Il a réitéré, en fin de camp, la difficulté à finaliser son alignement en vue de la prochaine saison qui s’amorcera par la tenue d’un tournoi è la ronde : « C’est très différent. C’est difficile de voir la vraie nature des joueurs à 4 contre 4 ».

« Le niveau d’engagement physique, sans mises en échec, n’est pas pareil. L’intensité des batailles à un contre un et avec tout l’espace disponible, ça dénature le jeu, ajoutait Simon Olivier. Par contre, dans le vestiaire, les joueurs sont heureux d’être de retour et surtout de jouer. »

Sans l’avouer, le DG compte beaucoup sur le début de saison pour analyser le potentiel des joueurs à sa disposition et confirmer ces choix. Il se garde une marge de manœuvre en vue de la période des échanges, en janvier prochain, pour apporter, s’il y a lieu, les ajustements nécessaires à la formation.

« On a droit à six joueurs de 20 ans. On en a présentement trois. Ce que je peux dire, c’est qu’on est très à l’aise de jouer avec des 17, 18 et 19 ans et quelques 20 ans. Pour moi, avec la qualité des jeunes qui intègrent l’équipe, je ne sens pas le besoin d’avoir six joueurs de 20 ans. »

Fin du camp

L’Everest a complété son calendrier préparatoire le week-end dernier contre le Titan de Princeville avec des victoires de 3-1 et 1-0. Dans le premier match, les unités spéciales ont été efficaces. Le bleu-blanc-gris n’a pas inscrit un, mais bien trois filets en avantage numérique. Xavier Parenteau, lors de deux scénarios similaires, a eu raison de Jean-Tommy Auger du côté de la mitaine pour donner l’avance 2-1 à la Côte-du-Sud.

L’indiscipline adverse a permis à la Côte-du-Sud de manœuvrer à son aise dans le territoire du Titan en troisième période. Dans les derniers instants, Hugo Guillemette a redirigé le tir d’Anthony Côté pour fermer les livres à 3-1.

Chez la formation du Centre-du-Québec, Félix-Édouard Lavergne a été le seul à déjouer Jonathan Labrie en début de période médiane, lui aussi, en avantage numérique.

 

Un jeu blanc pour terminer

L’intensité ayant grimpé de quelques échelons à la fin de la première rencontre, les deux équipes ont poursuivi sur leur lancée de rencontres au sommet après le sifflet. Toutefois, malgré un joueur en moins, l’Everest a trouvé une façon de décontenancer le Titan.

Thomas Ferland s’est fait insistant sur le porteur du disque et cette pression a rapporté. Le vétéran s’est amené en surnombre en compagnie de Mathis Chouinard. Ce dernier n’aura eu qu’à décocher un tir dans une cage à moitié abandonnée pour inscrire l’unique filet de la rencontre.

Les joueurs du Titan ont tenté de revenir à la charge au cours des deux dernières périodes, mais sans succès. Ayant reçu que 15 lancers, Thomas Boucher a mérité un jeu blanc.

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S’abonner  
Notifier de