18 mai 2024

« Marée Noire » : Chantal Caron rend hommage à nos paysages hivernaux

Fleuve | Espace danse et Chantal Caron ont récemment remporté un prix lors du Festival Regard de Saguenay, l’un des principaux festivals de courts-
métrages en Amérique du Nord. L’œuvre récompensée s’intitule « Marée Noire» et les images qu’elle contient ont été tournées dans la tempête sur les glaces du fleuve Saint-Laurent et des dunes de Tadoussac.

Les premières images captées pour Marée Noire sont sur les glaces du fleuve Saint-Laurent à l’hiver 2020. Deux ans plus tard en compagnie de deux danseuses, Mme Caron a découvert les dunes de Tadoussac et l’émerveillement qu’elle a ressenti devant ces paysages l’a poussée à prolonger la pièce dansée afin d’y inclure de nouvelles images.

Un projet audacieux

« Marée noire » présente trois interprètes, soit Geneviève Robitaille, Léa Lavoie-Gauthier et Marie-Maude Michaud. « Pour ce genre de projet, ça prend des interprètes qui aiment les défis. Elles acceptent de danser dans des conditions qui ne sont pas régulières, il n’y a pas de plancher de danse, ce n’est vraiment pas n’importe qui qui est capable de performer dans ces conditions », explique Mme Caron.

La créatrice du film admet qu’afin de réaliser ce type d’œuvre, les conditions sont parfois plutôt extrêmes pour les interprètes. « Ça prend aussi des athlètes qui aiment la nature et sont vouées à leur discipline. Les deux fois que nous avons tourné, il faisait tempête. À certains moments elles sont nues et au thermomètre lorsque nous étions à Tadoussac il faisait -30 degrés.»

Mme Caron est tout de même d’avis que les images spectaculaires qui sont capturées dans ces lieux et ces conditions en valent la peine : « C’est cette aridité-là qui fait toute la beauté du film. Ce sont nos réalités alors que nous choisissons de vivre ici, il faut aimer la nordicité que nos paysages nous offrent. Je voulais oser capter ces images-là, que quelqu’un d’ici mette en valeur ce que la nature nous offre. »

Savoir se distinguer

Mme Caron se dit particulièrement reconnaissante d’avoir remporté le prix Philippe Belley lors du Festival Regard de Saguenay qui se tenait du 20 au 24 mars dernier. Cela est significatif selon elle, car cet évènement ne récompense pas que les films d’art ou de danse, mais bien tous les types de courts-métrages. On pouvait donc y retrouver autant des films d’art que des comédies ou encore des films de science-fiction. « Ce que je trouve particulièrement intéressant dans ce prix-là, c’est toute la reconnaissance de la discipline de la danse, car toutes disciplines confondues pouvaient être en nomination. En plus c’est un festival que j’aime beaucoup et que je trouve vraiment stimulant. La communauté est vraiment accueillante et elle se mobilise pour aller voir les films. Parmi tous les festivals auxquels j’ai participé, c’est définitivement un de mes préférés. »

Les premières images captées pour Marée Noire sont sur les glaces du fleuve Saint-Laurent à l’hiver 2020. Deux ans plus tard en compagnie de deux danseuses, Mme Caron a découvert les dunes de Tadoussac et l’émerveillement qu’elle a ressenti devant ces paysages l’a poussé à prolonger la pièce dansée afin d’y inclure de nouvelles images.

Un projet audacieux

« Marée noire » présente trois interprètes, soit Geneviève Robitaille, Léa Lavoie-Gauthier et Marie-Maude Michaud. « Pour ce genre de projet, ça prend des interprètes qui aiment les défis. Elles acceptent de danser dans des conditions qui ne sont pas régulières, il n’y a pas de plancher de danse, ce n’est vraiment pas n’importe qui qui est capable de performer dans ces conditions », explique Mme Caron.

La créatrice du film avoue que pour réaliser ce type d’œuvre, les conditions sont parfois plutôt extrêmes pour les interprètes. « Ça prend aussi des athlètes qui aiment la nature et sont vouées à leur discipline. Les deux fois que nous avons tourné, il faisait tempête. À certains moments elles sont nues et au thermomètre lorsque nous étions à Tadoussac il faisait -30 degrés. »

Mme Caron est tout de même d’avis que les images spectaculaires qui sont capturées dans ces lieux et ces conditions en valent la peine : « C’est cette aridité-là qui fait toute la beauté du film. Ce sont nos réalités alors que nous choisissons de vivre ici, il faut aimer la nordicité que nos paysages nous offrent. Je voulais oser capter ces images-là, que quelqu’un d’ici mette en valeur ce que la nature nous offre. »

$!Image prise lors d’une journée de tournage dans la tempête. (Photo de courtoisie)

Savoir se distinguer

Mme Caron se dit particulièrement reconnaissante d’avoir remporté le prix Philippe Belley lors du Festival Regard de Saguenay qui se tenait du 20 au 24 mars dernier. Cela est significatif selon elle, car cet évènement ne récompense pas que les films d’art ou de danse, mais bien tous les types de courts-métrages. On pouvait donc y retrouver autant des films d’art que des comédies ou encore des films de science-fiction. « Ce que je trouve particulièrement intéressant dans ce prix-là, c’est toute la reconnaissance de la discipline de la danse, car toutes disciplines confondues pouvaient être en nomination. En plus c’est un festival que j’aime beaucoup et que je trouve vraiment stimulant. La communauté est vraiment accueillante et elle se mobilise pour aller voir les films. Parmi tous les festivals auxquels j’ai participé, c’est définitivement un de mes préférés. »

$!Chantal Caron lors de la remise du prix Philippe Belley. (Photo de courtoisie)

À quand une présentation dans la région?

« Marée Noire » a été soumis en candidature à de nombreux festivals à travers le monde. Mme Caron croit que ce film réussira à faire un bon bout de chemin dans ces événements dans les prochaines années, comme plusieurs films qu’elle a créés dans le passé.

L’artiste souhaite toutefois que les gens de la région puissent le visionner plus rapidement que d’autres de ses films pour lesquels les premières diffusions s’étaient tenues quelques années après la sortie du film. Mme Caron affirme que son équipe et elle réfléchissent présentement aux possibilités d’une diffusion du court-métrage pour les gens d’ici, mais elle souhaite que cette dernière coïncide avec le climat extérieur comme le film met en évidence des scènes et paysages hivernaux. Elle croit donc qu’une présentation en plein cœur de l’hiver, peut-être au début de 2025, permettrait à l’œuvre de prendre tout son sens. Elle avoue également avoir été approchée par des gens souhaitant en faire la distribution, une autre option qu’elle évalue en ce moment.

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