Québec vole au secours du secteur forestier
Alors que le secteur forestier vit une crise sans précédent, occasionnée notamment par les droits et tarifs douaniers imposés par l’administration américaine, le gouvernement du Québec a annoncé le mardi 24 février dernier des mesures visant à améliorer la compétitivité de l’industrie forestière. D’ailleurs, cette dernière y a réagi favorablement.
D’abord, les caquistes ont annoncé l’abolition de la redevance annuelle, en vigueur depuis la réforme de 2013, ce qui permettra d’injecter des liquidités additionnelles dans les scieries. Le Québec était la seule province à exiger une telle redevance. Ce retrait ramènera les coûts d’approvisionnement à un niveau comparable à celui de l’Ontario, ce qui permettra de répondre à une demande de l’industrie.
De plus, la tarification des bois de la forêt publique sera révisée. En effet, le gouvernement introduira un mécanisme plus flexible, basé sur un taux minimal et ajusté mensuellement selon la rentabilité moyenne des entreprises et les conditions du marché.
Également, la Coalition Avenir Québec (CAQ) mettra fin au système d’enchères applicable à une partie des volumes de bois, un mécanisme qui alourdissait les coûts et le fardeau administratif des entreprises, sans atteindre pleinement ses objectifs initiaux. Dorénavant, l’ensemble des volumes sera attribué annuellement.
« Notre gouvernement s’est engagé à aider les communautés forestières qui traversent une crise sans précédent avec l’imposition des tarifs douaniers par les États-Unis. Quand l’industrie forestière va mal, ce sont les régions qui en souffrent. C’est près de 60 000 emplois qui sont à risque! C’est avec des actions comme aujourd’hui que l’on fait une différence pour les économies régionales, » avance Jean-François Simard, ministre des Ressources naturelles et des Forêts.
Des mesures saluées par l’industrie
Le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), qui regroupe toutes les usines des MRC de Montmagny et de L’Islet, voit d’un bon œil ces modifications. « Ce dont la filière forestière a besoin immédiatement, ce sont des actions gouvernementales rapides afin de traverser la tempête actuelle. Nous espérons l’adoption rapide du projet de loi, mais surtout, le déploiement, sans plus tarder, de mesures pour soutenir notre industrie et préparer sa relance », a affirmé Michel Vincent, président du CIFQ.
Dans un contexte de pression importante sur l’industrie forestière, la Fédération des municipalités du Québec (FQM) appuie également ces mesures. « Nous espérons que le gouvernement prendra tous les moyens nécessaires pour rendre rapidement ces changements fonctionnels. L’économie de la forêt commande des actions à court terme, plusieurs n’ont plus la possibilité d’attendre », a déclaré Jacques Demers, président de la FQM. (LOB)