Une demande d’autorisation afin d’exercer une action collective contre l’Évêque catholique romain de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et la Corporation du Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière a été déposée. On y retrouve une personne qui aurait été victime d’abus sexuels à Saint-Just-de-Bretenières.
« Cette demande vise à obtenir réparation pour les agressions sexuelles commises par les membres du clergé ou les autres personnes sous l’autorité de l’Église catholique dans le diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière », indique la firme d’avocats Lambert.
Selon la requête déposée à un juge de la Cour supérieure, une première personne a été victime d’agressions sexuelles à l’âge de 15 ans par l’abbé Rosaire Deschênes, son enseignant au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, dans les années 1970. Un autre individu aurait subi des abus sexuels sur plusieurs années dès l’âge de 3 ans par le curé Jean-Marc Garneau. Les événements se seraient déroulés à Saint-Just-de-Bretenières. « Nos clients ont subi plusieurs conséquences en raison des agressions sexuelles et ont décidé d’intenter la présente action collective afin d’obtenir une réparation non seulement pour eux-mêmes, mais également pour toutes les autres victimes d’agressions sexuelles. »
L’action en justice couvre un important territoire, celui entre Berthier-sur-Mer et Rivière-du-Loup. Les firmes Lambert et Bellemare croient que d’autres personnes pourraient avoir subi des actions aux mains de ces hommes membres de l’Église catholique dans le diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Selon Lambert avocats, toutes les personnes, ainsi que leurs héritiers et ayant droit, qui auraient été agressées sexuellement par un membre du clergé, un employé ou un bénévole sous la responsabilité de l’Évêque catholique romain de Sainte-Anne-de-la-Pocatière ou de la Corporation du Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière ayant exercé leur autorité sur le Diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière sont sujets à faire partie de l’action collective.
Le Diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière a confirmé avoir reçu l’action collective. Il mentionne également vouloir offrir de l’accompagnement et de références vers les ressources d’aide psychologique. « Le diocèse prend acte de la signification de cette action collective. Profondément touché par la souffrance exprimée, l’évêque assure les personnes qui se reconnaissent comme victimes de sa proximité et de sa prière, rappelant que de tels gestes n’auraient jamais dû survenir et ne trouvent aucune justification dans l’Église », a-t-il indiqué par voie de communiqué. Le Diocèse ne commentera pas l’action collective «par respect au processus judiciaire », mais compte collaborer pour le «bien de toutes les parties».
La demande est en attente d’autorisation par un juge de la Cour supérieure.