« On verra les vrais résultats dans 5 ans » -Pierre Bouffard, président de l’Everest

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Par Eric Maltais
« On verra les vrais résultats dans 5 ans » -Pierre Bouffard, président de l’Everest
Pierre Bouffard, un président positif
  • Le président de l’Everest junior AAA de la Côte-du-Sud Pierre Bouffard dresse un bilan très positif de cette première année historique dans une ligue de compétition provinciale, malgré de petites déceptions dont le manque d’encouragement et de partisans dans les gradins.

« Je suis heureux que bien des gens aient vu et découvert l’excellent calibre de jeu que nous sommes en mesure d’offrir aux connaisseurs de hockey. Je me rappelle que, jadis, des gens pensaient amener du hockey junior majeur ici. Mais c’est impossible considérant la grosseur de la ville et sa capacité à supporter une équipe. Notre mandat, c’est de promouvoir le hockey junior AAA sur la Rive Sud de Québec, un calibre qui correspond à notre réalité », a lancé M. Bouffard.

Performer sur la glace est une chose, certes, mais si cette équipe junior AAA a vu je jour dans la région, c’est d’abord et avant tout pour attirer et maintenir des jeunes ici : « Notre programme sport/études se déroule anglais et c’est important car bon nombre de nos entrepreneurs brassent des affaires dans cette langue avec les États-Unis. Nous souhaitons donc que ces jeunes qui viennent jouer au hockey ici, étudient ici, tombent en amour avec la région, restent travailler dans nos entreprises et répondent aux critères d’embauche».

À cet égard, le maillage avec le secteur de l’enseignement a été un succès, une douzaine de hockeyeurs ayant fréquenté le Centre d’études collégiales et le Centre de formation professionnelle. Certains ont suivi des formations universitaires à distances, d’autres ont fréquenté des institutions à proximité de la région.

« Aujourd’hui, après 18 mois, tous ceux qui avaient des craintes ont compris qu’elles n’étaient pas fondées. Il y a de la place pour nos équipes de hockey. Et j’espère que plus de jeunes de chez nous seront en mesure de joindre nos rangs »

Déficit
Même si les dernières factures restent à comptabiliser, M. Bouffard concède qu’il écrira la première année à l’encre rouge, mais ne s’en formalise aucunement. Tout était à faire, à acheter : « Il fallait se procurer l’équipement, les chandails, la machine pour affûter les patins, etc…. Il y aura beaucoup moins de dépenses l’an prochain. Aussi, nous aurons le temps de travailler sur le plan de parrainage que l’on veut initier avec les entrepreneurs, de même que sur la promotion de nos activités, Tous les spectateurs qui ont assisté à nos rencontres ont apprécié le calibre de jeu. Tous nos commanditaires sont satisfaits. Il nous appartient maintenant d’augmenter la présence des gens à l’aréna ».

Pas le choix…

Le président concède enfin qu’ils se sont fait jouer des tours par les autres organisations quant à la sélection des joueurs lors du repêchage d’expansion. « Peu de gars que nous avons sélectionné sont venus, forçant ainsi la main à notre directeur gérant/entraîneur Simon Olivier de les échanger pour obtenir en retour des choix de repêchage. L’avenir est donc prometteur mais cette situation a fait que l’équipe manquait de profondeur cet hiver. Avec le départ des Xavier Labrecque à Chicoutimi, Yan-Cédric Gaudreault à Acadie Bathurst et Samuel Dickner à Québec, tous promus dans le junior majeur en janvier, cela n’a pas aidé notre organisation.».

M. Bouffard ne tarit d’ailleurs pas d’éloges envers M. Olivier, qui a mérité le titre d’entraîneur de l’année dans la LHJAAAQ, une sélection faite par ses pairs. Quant à l’Everest, l’équipe a figuré parmi les finalistes au titre d’organisation de l’année.

Début difficile
Dès l’annonce de l’obtention d’une concession dans le circuit Jacques Laporte par un groupe de gens d’affaires de la région en octobre 2017, de nombreuses rumeurs, certaines farfelues, ont circulé dans le milieu, rendant difficiles les premières démarches pour le président.

Pour ce passionné de hockey, il est clair que cette franchise, achetée au coût de 50 000$ et opérée par une corporation sans but lucratif, prendra beaucoup de valeur en considérant l’orientation que prendra le circuit au cours des prochaines années.

« On verra les vrais résultats dans cinq ans. Nous voulons un club compétitif pendant cette période et sans doute parmi ces jeunes d’ailleurs, plusieurs, nous en sommes convaincus, auront fait le choix de vivre ici. Nous remplirons alors l’ensemble de nos mandats », a-t-il conclu.

Voici l’intégral de l’entrevue.

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