Des actions concrètes pour encourager les jeunes à rester à l’école

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Par Katy Desjardins
Des actions concrètes pour encourager les jeunes à rester à l’école

Selon Partenaires pour la réussite éducative en Chaudière-Appalaches (PRÉCA), le taux annuel de sorties sans diplôme ni qualification du secondaire pour l’année 2018-2019 est de 13,9% dans la MRC de Montmagny. Virginie Fortin, intervenante en persévérance scolaire pour le Carrefour jeunesse-emploi, explique les efforts que fournit l’organisme afin de contrer le décrochage scolaire chez les jeunes.

Mme Fortin travaille au Carrefour jeunesse-emploi (CJE) depuis septembre 2021. Elle accueille des élèves qui lui sont recommandés par les directeurs d’école, soit, car ils sont suspendus pendant une certaine période, soit parce qu’ils sont à risque de décrochage scolaire. Avec son organisme, elle organise des ateliers d’une demi-journée afin de motiver ces jeunes à rester sur les bancs d’école. Ils sont adaptés aux besoins de l’élève. « Cela peut être un atelier sur les habiletés sociales, sur les habitudes de vie ou même des activités sportives. Récemment nous sommes partis en randonner avec un élève afin de démontrer les bienfaits de faire de l’exercice. » Les ateliers du CJE ne visent pas à ce que l’élève termine un niveau scolaire en particulier, l’organisme souhaite surtout encadrer les jeunes afin qu’ils restent à l’école le plus longtemps possible.

L’intervenante explique que tout le monde est à risque d’un jour vouloir décrocher, mais que souvent les jeunes qui le font ont des problèmes de comportement, entre autres, qui leur cause des difficultés scolaires. Elle n’est pas non plus d’avis que le système scolaire actuel est idéal pour tous les étudiants, car plusieurs ne sont pas en mesure de rester assis en classe et d’écouter un professeur parler toute la journée. Pour ces raisons, elle valorise les nouveaux programmes implantés dans les écoles secondaires qui permettent aux jeunes de terminer leur cheminement avec un diplôme d’études professionnelles en plus de leur diplôme d’études secondaires. Elle croit que cela permet d’en motiver plusieurs en leur faisant voir de nouveaux horizons en plus de leur permettre d’apprendre des choses plus concrètes qu’en suivant le parcours scolaire habituel. Elle ajoute que ces élèves ont aussi de meilleures perspectives d’emplois s’ils ne poursuivent pas leurs études, car ils ont déjà deux diplômes en poche.

Les impacts de la pandémie

Pour le moment, Mme Fortin ne voit pas beaucoup les impacts de la pandémie sur les jeunes qui utilisent les services du CJE. « Les jeunes ne me parlent pas beaucoup de la pandémie. Souvent, c’est la direction qui nous recommande les élèves qui la mentionnent comme étant un facteur aggravant. » Elle explique que les circonstances qui ont amené ces jeunes à considérer le décrochage scolaire étaient déjà présentes dans la vie de ces derniers. Elle est d’avis que le seul rôle que la pandémie a peut-être joué est d’accélérer leur choix de décrocher.

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