Budget 2026 de L’Islet : un regard tourné vers de grands projets
La municipalité de L’Islet a adopté son budget pour l’année 2026. L’exercice financier est notamment marqué par une hausse d’environ 60$ pour une résidence moyenne évaluée à 210 000$ ainsi que par un plan triennal d’immobilisation où d’importants projets figurent pour 2028.
Pour la prochaine année, L’Islet prévoit des revenus de 9 657 423 $ et des dépenses totalisant 10 169 609 $. L’écart entre les deux est comblé par l’utilisation d’une partie des surplus qui sont accumulés. Ces montants serviront notamment à financer certaines opérations et projets municipaux. « Dans le cas des municipalités, nous ne sommes pas protégés par une banque qui imprime des billets (gouvernement). De ce fait, les dépenses budgétées sont évaluées à la hausse et les revenus à la baisse. Ainsi, nous dégageons toujours un surplus opérationnel. Ce surplus sert entre autres à parer aux imprévus, mais il peut également servir à amoindrir l’augmentation de taxes en attribuant une partie aux opérations, ou encore contribuer à la réalisation de projet sans augmenter les taxes », indique le directeur général de la municipalité Michel Pelletier, qui rappelle notamment qu’un budget constitue d’un outil de planification.
Une augmentation entre 2% et 3% est à prévoir. Pour une résidence moyenne évaluée à 210 000$ avec services, l’administration municipale indique que 2,13 % de plus devront être payés, soit 60,26 $. Pour une résidence moyenne aussi évaluée à 210 000$ sans services, une hausse de 2,92 % est remarquée, soit 59,83 $. Elle devait être plus haute selon le maire Germain Pelletier. « Au début, on parlait de 7% lorsqu’on a commencé le travail du budget », mentionne-t-il. Quelques investissements et obligations financières ont exercé une pression sur les finances municipales, notamment la réfection de l’avenue du Geai-Bleu et le développement résidentiel. « On doit mettre les emprunts dans le compte. On a un nouveau camion de pompiers qui est arrivé l’an passé. C’est tout ça qui entre en ligne de compte notamment », continue M. Pelletier.
Une année 2028 chargée par d’importants projets
Le plan triennal d’immobilisations 2026-2028 a aussi été déposé par le conseil municipal. Il permet de donner un aperçu des projets à venir. L’année 2028 s’annonce particulièrement importante en termes d’investissement. Elle pourrait représenter des investissements totalisant près de 32 millions de dollars.
Le projet le plus important est la construction d’une nouvelle usine d’eau potable, évaluée à 23,1 M$. Il est sur la table depuis deux ans. Une étude est d’ailleurs présentement en cours dans le but de mesurer la faisabilité. « Pour la construction de l’usine d’eau potable, on a des subventions qui viennent avec ça, assure le maire de la localité. Je ne pourrais pas dire le montant, mais c’est impressionnant comme chiffre lorsqu’on nous donne les détails. Si on parle d’un projet de 23 millions, c’est peut-être 75-80 % qui est subventionné. »
Des travaux d’aqueduc sur les routes 132 et 285, eux, estimés à 5,3 M$, ainsi que le développement de la rue des Bois-Francs, évalué à 3,6 M$, sont aussi prévus pour cette même année. « On veut grossir notre population. Par contre, on doit être capable de leur donner de l’eau. Notre usine n’est pas à pleine capacité au point d’en manquer, mais il faut prévoir avant que ça arrive avec les nouveaux développements », souligne Germain Pelletier. Si les échéanciers actuels ciblent 2028, la municipalité ne cache pas que certains projets pourraient être devancés ou reportés en fonction de l’évolution des dossiers et de la capacité de payer des citoyens.