20 juin 2024

Un S.O.S lancé pour trouver des familles d’accueil

Les besoins en termes de familles d’accueil pour les enfants de la DPJ sont criants dans Montmagny-L’Islet, alors que la DPJ nécessite de 10 à 15 ressources supplémentaires afin de suffire à la demande qui est, notamment, très présente chez la clientèle adolescente.

« Nous avons besoin de tout. Je ne veux pas qu’on ferme la porte à ceux qui veulent des enfants plus jeunes. Cependant, nous n’avons aucune place pour les adolescents en ce moment. Plusieurs familles d’accueil ont pris leur retraite et nous avons de la difficulté à recruter des familles pour les 13 à 17 ans », souligne l’intervenante sociale du Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches (CISSS-CA), Josée Pelletier. Cette dernière indique qu’elle travaille avec des ressources alternatives pour le moment. Toutefois, elle prévient que si un jeune est en danger, il sera envoyé au centre d’accueil.

Dans Montmagny-L’Islet, 50 places sont nécessaires sur une base annuelle.
« Actuellement, nous avons 40 ressources sur le territoire qui accueillent entre un et six enfants. » Pour la région de Chaudière-Appalaches, 430 enfants ont nécessité une place en famille d’accueil.

Départ précipité

Il arrive qu’une famille d’accueil perde la garde d’un enfant sans être nécessairement avisée plusieurs jours à l’avance. À ce propos, l’intervenante sociale du CISSS-CA reconnait que, dans certaines situations, les séparations sont précipitées.
« Ce sont des règles légales et c’est le juge qui prend la décision finale. Dans certains cas, l’enfant n’a pas l’occasion de dire au revoir aux autres. Ce n’est pas normal. On préfère lorsque le départ est bien finalisé. Ce serait bien d’avoir une marge de manœuvre d’une journée ou deux. Si on travaillait toujours dans l’intérêt de l’enfant dans cet aspect, on devrait trouver du temps pour qu’il y ait une petite fête ou un dernier moment avec la famille. »

Marche à suivre

Les gens qui voudraient devenir famille d’accueil doivent visionner une séance d’information qui se retrouve sur le site Internet du CISSS-CA. Par la suite, il y a une rencontre de sélection avec les intervenants sociaux, la préparation du dossier ainsi que les références et la vérification des antécédents judiciaires. Finalement, il y a une évaluation psychosociale et des normes environnementales ainsi qu’un entretien avec toute la famille.

En ce qui concerne le soutien aux familles afin qu’elles puissent répondre adéquatement aux besoins du rejeton, il y a le soutien des intervenants lors de son intégration concernant les services à offrir ou pour donner des moyens concrets afin de mieux connaître et aider l’enfant ou l’adolescent confié. Également, un professionnel qualifié est toujours disponible pour répondre aux questions, sans oublier le fait qu’il existe de la formation accessible traitant, entre autres, de l’attachement, la communication et les lois. La rémunération fixée par le ministère de la Santé et des Services sociaux pour couvrir les frais de l’enfant est minimalement de 2 000 $ par mois.

Toute personne de 18 ans et plus, seule, en couple, de jeunes retraités, et ce, peu importe l’orientation sexuelle, religieuse ou culturelle, peut devenir famille d’accueil.