25 février 2024

La malbouffe revisitée

Les élèves du profil langue de Michelle Landry et Marie-Michèle Fortin de l’École Secondaire Louis-Jacques-Casault ont pu vivre une expérience culinaire dans le cadre de leur cours d’anglais. Ils ont dû inventer des recettes santé, les cuisiner avec les équipements du Centre de formation professionnelle et les faire évaluer par un juge, tout cela dans leur langue seconde.

Avant le grand jour, l’enseignante Michelle Landry explique que les élèves ont beaucoup étudié les méfaits de la malbouffe en classe. « Ils ont vu ce qui rendait accros dans ce type de nourriture et ce que toutes les compagnies de marketing faisaient pour la vendre. » Les élèves ont ensuite conçu leur recette. Certains se sont inspirés de recettes déjà existantes alors que d’autres ont proposé des concepts nouveaux. Par la suite, ils ont visité les locaux du Centre de formation professionnelle L’envolée avec le chef Nicolas Turmel, où ils allaient préparer leurs plats. Ils ont aussi reçu une formation sur la sécurité et la salubrité lorsqu’on travaille dans des cuisines professionnelles. Les équipes avaient également un peu de temps avec M. Turmel afin de lui présenter leurs recettes pour qu’il puisse donner des conseils ou des suggestions afin de l’améliorer.

Les 4 et 5 avril, les jeunes ont finalement pu mettre un tablier et réaliser leur recette. La veille, leurs enseignantes les avaient amenés à l’épicerie acheter les ingrédients nécessaires. Deux juges ont accepté de relever le défi d’évaluer les plats préparés par les élèves et de déterminer un vainqueur. Isabelle Robin, propriétaire de la Fée des glaces, a rempli le rôle le 4 avril alors que Stéphane Lavoie, propriétaire du restaurant Au Coin du monde, a évalué les plats préparés le 5 avril. Mme Robin explique qu’elle a choisi d’évaluer non seulement le résultat final qui lui fut présenté, mais aussi la préparation du plat : « Je les ai regardé travailler. Je voulais voir si tous les membres de l’équipe avaient un rôle et si leur plan de travail était propre. » Elle ajoute avoir été agréablement surprise par la qualité des plats qui lui ont été présentés ainsi que par leur originalité.

Michelle Landry explique que l’activité permettait aux élèves d’utiliser leur langue seconde dans des contextes différents que la salle de classe. Par exemple, il devait parler anglais lorsqu’ils achetaient les ingrédients à l’épicerie et lorsqu’ils préparaient les recettes. Elle ajoute qu’il s’agissait d’une bonne occasion d’inculquer aux élèves l’importance d’avoir une bonne alimentation. Pour plusieurs jeunes, l’activité était aussi leur première expérience en cuisine. Elle espère que cet atelier leur donnera plus confiance en eux et qu’ils apprendront à cuisiner davantage afin d’avoir des acquis lorsqu’ils devront apprendre à vivre seuls. Quelques astuces santés Chef Nicolas Turmel mentionne l’importance de cuisiner soi-même lorsqu’on souhaite adopter une alimentation saine. « Pour moi, lorsqu’on cuisine soit même on mange santé. C’est la seule façon de savoir exactement ce que l’on mange. J’encourage donc les gens à cuisiner plus. » L’enseignant en cuisine au Centre de formation professionnelle L’envolée donne aussi quelques astuces afin de rendre une poutine plus santé, car il s’agit d’un plat que plusieurs équipes ont choisi de préparer lors du projet : « On peut utiliser des pommes de terre douces qu’on peut enduire avec un peu d’huile d’olive qui est une meilleure huile. On ne les immerge pas complètement comme dans une friteuse. On peut aussi les faire cuire au four. Il est aussi possible d’utiliser un fromage plus allégé et faire une sauce maison. »